L’HISTOIRE COMMENCE dans les années 1990 dans l’Yonne. Cinq jeunes femmes, handicapées mentales, sont employées dans un centre d’aide par le travail (CAT). Entre 1995 et 1998 elles subissent à leur insu une ligature des trompes, dans un but contraceptif. Pierre Derymacker a porté plainte en leur nom en 2000. « On a dit à ces femmes qu’on les opérait de l’appendicite alors qu’on les stérilisait », accuse le vice-président de l’Association de défense des handicapées de l’Yonne (ADHY). En 2006 le tribunal de première instance prononce un non-lieu, qui sera confirmé en 2007 par la cour d’appel de Paris. La juridiction estime qu’il n’y a pas de preuve d’une politique eugéniste au sein du CAT et souligne que les stérilisations ne sont pas irréversibles. « La préoccupation du consentement est (…)
Le Quotidien du Médecin
du 13/02/2012
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