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La création d’un observatoire des suicides soutenue au sénat

 24/05/2012
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Des sénateurs du groupe Communiste républicain et citoyen ont présenté une proposition de résolution pour soutenir la création d’un observatoire des suicides et des conduites suicidaires. Comme toute proposition de résolution, celle-ci vise à faire prendre au Sénat une position politique sur un sujet donné, sans pouvoir remettre en cause la responsabilité du gouvernement ou comporter une injonction à son égard.

La création de cet observatoire a été proposée par des chercheurs, des professionnels de santé ou encore des sociologues, qui ont lancé « l’Appel des 44 ». « Une mobilisation qu’entendent soutenir les auteurs de cette proposition de résolution, persuadés que seule la création de cet observatoire permettrait de mieux appréhender les phénomènes suicidaires pour mieux les prévenir », précise les sénateurs.

Les données actuelles montrent que 130 000 personnes tentent de se suicider chaque année, et que cela conduit à 11 000 décès. La proposition souligne que le taux de suicide en France est parmi les plus élevés d’Europe. L’observatoire devrait avoir des moyens financiers propres et devrait mener des études épidémiologiques et cliniques. « Parce que les causes du suicide sont multifactorielles, il faut se doter d’un outil qui permette une approche tout aussi multifactorielle », poursuit la proposition. La structure devra être composée d’intervenants d’horizons, de compétences et de fonctions divers. Les sénateurs rappellent que la finalité de cet observatoire « est bien de sauver des vies, en favorisant la prévention et en permettant une meilleure interaction entre l’ensemble des acteurs chargés de la détection, de la prévention, et le cas échéant, du soin. »

› C. R.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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