LA RÉPONSE gouvernementale au meurtre de Laetitia Perrais en janvier 2011 ne s’est pas fait attendre. Sitôt le principal suspect, Tony Meilhon, mis en examen, les ministères de l’Intérieur et de la Justice ont annoncé le 31 janvier dernier la création d’un office de suivi des délinquants sexuels ou violents. Son rôle : « Conduire un véritable travail d’analyse criminologique et comportementale, voire de profilage des délinquants sexuels ou violents les plus dangereux et présentant un risque particulièrement élevé de récidive ». Qu’importe si Tony Meilhon est ou n’est pas ce que les psychiatres appellent un délinquant sexuel (sur 14 condamnations, une seule sanctionne une infraction sexuelle). Récidive, délinquance sexuelle et meurtre, l’assimilation ne cesse d’être entretenue par les pouvoirs (…)
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du 04/08/2011