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Circoncision : les médecins allemands recommandent le report des opérations

 02/07/2012
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Plusieurs fédérations allemandes de médecins ont recommandé le report sine die des circoncisions d’enfants pour motifs religieux après le jugement d’un tribunal allemand mettant cette pratique hors la loi, indique un journal allemand, le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. La Fédération des chirurgiens pour enfants incite ses membres à ne pas mener de circoncisions de ce type. Le président de la Chambre des médecins allemands, Frank Ulrich Montgomery, a fait part de son intention « d’alerter dorénavant (ses) membres des risques qu’ils encourent » si ceux-ci décident de braver la loi en menant ce type d’opération.

La Société allemande pour chirurgie de l’enfant a également recommandé aux parents juifs et musulmans de reporter autant que possible une circoncision religieuse et d’attendre que celui-ci soit en âge de décider. L’hôpital berlinois de la Charité s’est vu contraint à « naturellement changer cette pratique », a indiqué un médecin-chef du service urologie qui rappelle que ces opérations sont toutefois « relativement peu fréquentes ». L’hôpital juif de Berlin a annoncé, de la même façon, avoir suspendu jusqu’à nouvel ordre les circoncisions pour motifs religieux.

Le président du Conseil central des juifs l’une des organisations représentatives en Allemagne, Dieter Graumann, a cependant rappelé que cette coutume est non négociable. Dans la religion juive la circoncision doit intervenir dans les huit jours suivant la naissance du garçon. Pour reporter cette opération plus tard dans la vie de l’enfant, « il faudrait pouvoir négocier avec le bon dieu », a-t-il dit en imaginant mal que ce jugement face école en Allemagne. Selon un sondage, 56 % des Allemands approuveraient le jugement anti-circoncision, 35 % se disent contre.

› S. H.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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