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148 noyades depuis le 1er juin

 12/07/2012
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L’Institut de veille sanitaire (InVS), dans le cadre de l’enquête NOYADES 2012, a recensé entre le 1er juin et le 5 juillet, 148 noyades accidentelles, dont 73 sont à l’origine d’un décès, soit en moyenne 2 décès par jour. Parmi ces 148 cas, 40 % ont eu lieu en mer, 15 % en piscine (tous types confondus), 13 % en plan d’eau, 28 % en cours d’eau et 4 % dans d’autres lieux (baignoires, bassins…). Depuis le 1er juin, 12 jeunes de moins de 20 ans sont décédés, et parmi ceux-ci 2 décès d’enfants de moins de 6 ans, dont 1 en piscine privée familiale.

L’enquête NOYADES 2012, menée en collaboration avec la Direction générale de la sécurité civile et la Direction générale de la santé, s’étend sur la période estivale (jusqu’au 30 septembre) et son objectif est de recueillir et d’analyser les noyades survenues en France métropolitaine et dans les DOM-TOM, afin de guider les actions de prévention et de réglementation.

De son côté, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) édite une brochure sur les différentes précautions à adopter : « Mode d’emploi de la baignade, pour un été en toute sécurité », à télécharger sur www.inpes.sante.fr.

› S. H.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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