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« Véritable viol » et grossesse : un élu américain fait scandale

 20/08/2012
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Un élu républicain a suscité une tempête de critiques aux États-Unis, y compris au sein de son propre camp, après avoir suggéré que lorsqu’une femme est victime d’un « véritable viol », elle tombe rarement enceinte.

Expliquant son opposition complète – y compris en cas de viol – à l’avortement, Todd Akin, membre de la commission des Sciences de la Chambre des représentants et candidat au poste de sénateur du Missouri (centre) pour l’élection de novembre, a déclaré sur la chaîne KTVI dimanche : « De ce que j’entends de la bouche des docteurs, la grossesse après un viol est très rare (...) S’il s’agit d’un véritable viol, le corps de la femme essaie par tous les moyens de bloquer tout ça. » L’élu a poursuivi : « Dans les cas où ça ne se passe pas comme ça, je pense qu’il devrait y avoir des représailles. Mais la punition doit retomber sur le violeur et non l’enfant. »

Todd Akina déjà été élu six fois au Congrès et est soutenu par la mouvance ultraconservatrice du « tea party ». Le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney, ainsi que son colistier Paul Ryan, ont immédiatement pris leur distance avec ces commentaires, précisant dans un communiqué qu’au pouvoir, leur administration « ne s’opposerait pas à l’avortement en cas de viol ».

De son côté, l’actuelle sénatrice démocrate du Missouri, candidate à sa réélection, Claire McCaskill, s’est dite « assommée » par de telles positions.

Les républicains appellent depuis longtemps à renverser l’arrêt Roe v. Wade de 1973 de la Cour suprême autorisant l’avortement. Une étude de 1996 réalisée par le Journal américain de gynécologie et d’obstétrique relève qu’environ 32 101 grossesses chaque année aux Etats-Unis sont le résultat d’un viol.

 
Les Commentaires | 5 commentaires
 
Le 21/08/2012 à 10h07
Profession : Médecin
« Et il fait partie de la commission des Sciences... Je suis sur qu'il pense que la terre est plate et que c'est un créationniste. »
Le 21/08/2012 à 08h30
Profession : Médecin
« Bientôt le retour de l'inquisition ! »
Le 20/08/2012 à 21h00
« Il a raison, sauf sur un point : ce n'est pas le corps de la femme violée qui refuse la grossesse, c'est le Bon Dieu en personne qui fait un miracle ! - Profession Médecin »
Le 20/08/2012 à 20h16
Profession : Médecin
« Comme quoi l'élection donne la parole, même aux très c...»
Le 20/08/2012 à 19h19
Profession : Médecin
« Consternant. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

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