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Valse annoncée dans le monde de la santé

 30/08/2012
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Un grand mouvement se prépare à différents échelons au sein du monde de la santé, quatre mois après l’arrivée de la gauche au pouvoir.

• Les grandes directions ministérielles

François-Xavier Selleret, le directeur général de l’offre de soins (DGOS), devrait être remplacé par Jean Debeaupuis fin septembre ou début octobre. L’ancien « dircab » de Xavier Bertrand, 39 ans, n’aura fait qu’un passage éclair à la DGOS ; il peinerait à se trouver une porte de sortie. La gauche n’entend pas lui faire de cadeau, jugeant sa nomination à la DGOS, trois mois avant l’élection présidentielle, très politique. Celui qui devrait lui succéder dirige le CHU de Grenoble. Jean Debeaupuis est énarque, polytechnicien et IGAS. Il est surtout politiquement « dans la ligne », après être passé par les cabinets de Pierre Bérégovoy et de Martine Aubry.

Deux autres personnalités nommées durant le quinquennat Sarkozy seraient menacées : Christian Anastasy, directeur de l’ANAP (Agence nationale d’appui à la performance hospitalière), et Frédéric van Roekeghem, directeur de la CNAM. Reconduit dans ses fonctions en 2009 pour une durée de cinq ans, « Rocky » pourrait voir son mandat prochainement écourté. A contrario, le directeur général de la santé, Jean-Yves Grall, et Thomas Fatome, le directeur de la Sécurité sociale, semblent pour le moment à l’écart du grand mercato.

• Les Agences régionales de santé

Deux ARS ont déjà changé de pilote cet été (Aquitaine et Limousin). Le jeu de chaises musicales devrait s’intensifier dans les prochaines semaines. Chantal de Singly, actuelle DG de l’ARS de la Réunion, devrait être nommée en Midi-Pyrénées. Sans être donné partant, le DG de l’ARS Rhône-Alpes, Christophe Jacquinet, serait en posture inconfortable, étant trop marqué à droite dans une région profondément de gauche.

• Les CHU

Aux Hospices civils de Lyon (HCL), le directeur général Daniel Moinard, atteint par la limite d’âge, prendra sa retraite fin octobre. Son jeune adjoint, Julien Samson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, serait sur le point de rejoindre l’industrie. D’autres départs sont attendus cet automne à la tête des CHU de Marseille (AP-HM) et de Bordeaux. Du mouvement pourrait également intervenir à la direction de deux CHU en grande difficulté, Dijon et Montpellier. Le gouvernement pourrait profiter de ces départs en série pour nommer des femmes à la tête des hôpitaux universitaires.

DELPHINE CHARDON

 
Les Commentaires | 17 commentaires
 
Le 27/12/2012 à 16h54
Profession : Médecin
« Il est politiquement trés incorrect de dire MST, maintenant c'est IST; L'infection, ça gagne,foi d'une septiquesémie. »
Le 27/12/2012 à 13h59
Profession : Médecin
« Pour ceux qui connaissent la parabole des barreurs et des rameurs!!!!! Bonne Année!!! »
Le 27/12/2012 à 11h35
« Après 2 ans de ministère, X. Bertrand a annoncé qu'il avait compris qu'un médecin était fait pour soigner ! L'année suivante il aurait compris à quoi servait une infirmière. Tout à refaire! C'est usant avec ces grosses têtes. Elles comprennent vite mais il faut expliquer très longtemps. »
Le 26/12/2012 à 22h50
Profession : Médecin
« Je trouve honteux qu'on laisse écrire des conneries par certains idiots de 67 ans " vive BBR??? Je rappelle à cette imbécile que bcp de médecins non " BBR" travaillent 75 h pour 2000 euros et font tourner les hôpitaux français . Médecin hospitalier . J'espère que le quotidien publiera ce mot!! »
Le 26/12/2012 à 21h49
Profession : Médecin
« Et MST, elle reste ? »
Le 26/12/2012 à 20h28
Profession : Médecin
« Il ne s'agit que des carrières des intéressés, la santé n'est pas de cette aune. Souhaitons les retrouver malades et ils verront ce que cela signifie. C'est déjà arrivé à un expert en la santé qui s'est trouvé piégé par une auxiliaire et qui ne pouvait uriner! »
Le 26/12/2012 à 20h05
Profession : Médecin
« Quelle importance ? que connaissent-ils à la médecine ? que savent-ils de ce métier difficile ? Qui peut dire combien d'années-soins cumulent tous ces fonctionnaires ? Alors énarque de droite ou de gauche (+ ou - polytechnique) vraiment quelle importance. »
Le 26/12/2012 à 19h47
« Ha ha ha, aucun respect (AUCUN) pour nos dirigeants actuels, ils ne font que mettre leurs petits copains à la place des anciens. Je trouve ça particulièrement choquant, surtout quand on voit que le gouvernement actuel, soi-disant NORMAL, avec un président NORMAL, ne fait que des choses Anormales. Tant mieux pour MLP. Vive BBR. Profession : médecin 67 ans retraité continuant de travailler pour payer la retraite de nos "élus", branl.... de tous poils. Moi, ma retraite au 01/04/2013 sera de 2150€ AVANT les nouveaux futurs abattements, après avoir travaillé 42 ans et plus de 70H hebdo, sans parler de la responsabilité professionnelle. Je dis STOP à tous nos élus actuels, (...) et PROFITEURS de toutes sortes. Que ceux qui le peuvent quittent la France, vendue à la découpe à (...). Les copains du gouvernement actuel. Vivement dans la boite en bois, ma place est payée, je ne verrai pas la catastrophe annoncée à nos enfants, qui ne me croient pas. Le "modérateur" aura-t-il le courage de publier mon post ? »
Le 26/12/2012 à 19h43
Profession : Médecin
« Cette agitation politique et fébrile est à l'opposé de la sérénité et la vigilance que supposent des soins adaptés et moins couteux »
Le 26/12/2012 à 19h37
Profession : Médecin
« S'agit il vraiment d'assurer la continuité d'un grand service public ou bien de banals déroulements de carrière ? »
Le 26/12/2012 à 19h37
Profession : Médecin
« FOUTEZ MOI CA DEHORS. »
Le 05/09/2012 à 19h49
Profession : Médecin
« Je n'ai pas beaucoup de respect pour ces administratifs qui valsent au gré des gouvernements mais qui chaque fois savent retomber sur leurs pattes grâce à une solidarité interne méconnue du grand public. » Médecin généraliste
Le 01/09/2012 à 21h04
Profession : Médecin
« Je crois utile ce changement à la tête des adminisatrations centrales et surtout à celle de l'ANAP... Avez-vous lu le petit article du Canard Enchaîné du 22 aout concernant la façon dont l'ANAP dépense l'argent de l'assurance-maladie qui lui est confié? »
Le 31/08/2012 à 08h38
Profession : Médecin
« La continuité du service public de Santé a surtout valsé la dernière fois en France, grâce à la loi HPST. Quant à la valse des hauts responsables, en quoi va-t-elle être un contre-temps dans cet univers « libéral » ? Aux USA, les chaises musicales ont lieu à chaque changement d’administration sans que cela ne les empêchent d’enchanter ou de faire chanter le Monde… »
Le 30/08/2012 à 22h34
Profession : Médecin
« Vaine agitation politico-administrative ! La confrontation permanente gauche-droite, peu reluisante, reste stérile. A quand un consensus national minimum ? A quand la suppression de cette mesure absurde et suicidaire que sont les 35 heures, condition indispensable du retour à une certaine prospérité. N'est-ce pas là la première des solidarités ? »
Le 30/08/2012 à 22h01
Profession : Médecin
« La continuité du service public... Mais justement, ils n'en rendaient aucun de service au public !! C'est bien le reproche qui leur était fait... Vivement que cela change : l'hôpital a besoin d'oxygène et de munitions. » Profession : Médecin Anesthésiste
Le 30/08/2012 à 20h53
Profession : Médecin
« Je n'ai pas de sympathie pour ces énarques mais cette valse me paraît dangereuse et coûteuse pour la continuité du service public. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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