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Plan de réorganisation de Sanofi : Montebourg s’en mêle

 17/09/2012
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Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a posé dimanche soir ses conditions à l’acceptation par le gouvernement du plan de réorganisation de Sanofi, annoncé au mois de juillet par le numéro un pharmaceutique français. « Quand une entreprise fait 5 milliards de profits, comme c’est le cas pour Sanofi, elle a le droit de se réorganiser, a indiqué le ministre. J’accepterai votre plan si les syndicats sont d’accord, et nous veillerons à ce que ça soit le cas. Sinon, nous verrons comment nous réexaminons le cas Sanofi. »

Le projet de Sanofi vise à regrouper sa R & D (recherche et développement) en France autour de plates-formes situées dans les régions traditionnellement axées sur la recherche, comme Paris, Lyon ou Strasbourg. Il fait l’objet de négociations au sein de l’entreprise depuis le 5 juillet. « Nous allons présenter aux partenaires sociaux une proposition plus concrète en termes de plan social à la fin du mois de septembre », avait précisé en juillet Chris Viehbacher, P-DG du groupe Sanofi, tout en soulignant que ce projet aurait « un impact sur l’emploi ».

Les syndicats du laboratoire français ont déjà planché sur le projet. Ils estiment que cette restructuration menace 1 500 à 2 000 postes en France, principalement à Toulouse et Montpellier.

› H.S.R.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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Karine Piganeau


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