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La ministre de la Santé s’attaque aux dépassements

Marisol Touraine : « Les médecins n’ont rien à gagner à la dérive actuelle »

À quelques jours des négociations sur l’encadrement des dépassements d’honoraires, la ministre de la Santé en appelle à la responsabilité des médecins libéraux. « Il y a des territoires dans lesquels il est devenu quasiment impossible de trouver un médecin au tarif opposable. Ce constat impose d’agir », affirme Marisol Touraine. Deux objectifs prioritaires sont fixés à cette négociation : mettre fin aux tarifs abusifs définis selon des critères précis et arrêter un éventail de sanctions. La ministre souhaite la conclusion d’un « contrat d’accès aux soins » qui montre que les médecins sont prêts à s’engager dans une limitation de leurs dépassements.

LE QUOTIDIEN – Les négociations conventionnelles sur l’encadrement des dépassements d’honoraires vont démarrer le 25 juillet. Quel en est l’objectif ? MARISOL TOURAINE – Les dépassements d’honoraires ont flambé au cours des dernières années. De plus en plus de médecins spécialistes pratiquent des dépassements et certains de ces dépassements sont de plus en plus importants. Le nombre de médecins qui (…)

Abonnés | 16/07/2012  (1156 mots)

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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