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Avec les réseaux de soins, les institutions de prévoyance veulent réduire le reste à charge

 29/06/2012
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Lors de la présentation de leur bilan 2011, les institutions de prévoyance ont témoigné ce jeudi de leur volonté de s’investir davantage dans la prise en charge du reste à charge de leurs adhérents.

Fédérés au sein du centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), ces 51 organismes ont couvert en 2011 deux millions d’entreprises et 12,7 millions de salariés. Avec une légère progression de leur activité (1 %), les IP ont terminé l’année avec un chiffre d’affaires de 22,5 milliards d’euros.

Le montant des cotisations pour l’activité santé des institutions de prévoyance a baissé de 1,4 % pendant que les dépenses de santé, elles, ont augmenté de 4,4 % - le forfait hébergement en ambulatoire et l’optique étant en cause. « Dans un environnement marqué par la crise économique et le doublement de la taxe sur les complémentaires santé, les institutions de prévoyance ont accepté une dégradation de leurs résultats au profit des entreprises et des salariés dont elles assurent la couverture », fait valoir le CTIP.

Prévention et maîtrise des prix.

Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP,souligne que « les institutions de prévoyance ont continué en 2011 à engager des moyens pour limiter le reste à charge qui pèse sur les entreprises et leurs employés ».

Outre la promotion d’actions de prévention au sein des entreprises, les institutions de prévoyance misent sur le développement de réseaux de soins, notamment en dentaire et en optique, pour maîtriser directement les coûts.

Lancé en 2010, le réseau commun Sévéane, accessible aux six millions d’adhérents de Groupama et du groupe Pro BTP, regroupe aujourd’hui 4 500 chirurgiens dentistes (sur 41 000) et 1 800 opticiens (sur 10 700). « Sur 450 euros dépensés pour des verres et une monture, l’assurance-maladie en paye huit, la complémentaire 300 et l’adhérent 142, détaille Stephan Reuge, de Pro BTP. En réseau, le tarif (global) est 10 % moins élevé, soit un reste à charge de 97 euros. On peut comprendre que ça fasse hurler les professionnels de santé, mais c’est bien mieux pour les assurés ».

Au début du mois, Sévéane s’est lancé dans l’audioprothèse. Pour l’instant expérimenté en région parisienne et dans le Val de Loire (Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret), ce nouveau service sera déployé à l’ensemble du territoire dès 2013.

› ANNE BAYLE-INIGUEZ

 
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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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