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Un seul nouveau médicament a présenté un progrès thérapeutique majeur en 2011, selon la HAS

 09/07/2012
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Selon le rapport annuel d’activité de la Haute Autorité de santé (HAS) publié vendredi, un seul médicament réellement « majeur » a été approuvé en 2011. Sur les 209 dossiers d’inscription ou d’extension d’indication pour des médicaments l’an dernier, seul l’anti-hémorragique Riastap représente un progrès thérapeutique majeur. Deux autres n’apportent qu’une amélioration modérée et une vingtaine d’autres un progrès mineur. Pour la grande majorité des dossiers, la Haute autorité a conclu à « l’absence d’amélioration du service médical rendu (ASMR) ».

Ces résultats sont-ils la conséquence d’une moindre innovation ces dernières années ? L’affaire Mediator a eu plusieurs effets en pointant les failles du système d’évaluation des médicaments et en entraînant une modification des règles d’obtention du remboursement devenues plus strictes.

L’ITR, nouvel outil comparatif

L’innovation est le critère principal pour la fixation des prix des médicaments. Le rapport d’une récente mission d’information du Sénat préconise notamment de « supprimer la notion de service médical rendu (SMR) et substituer la notion de niveau de progrès thérapeutique (NPT) à celle d’ASMR ».

Ce système étant compliqué et peu lisible, la HAS préconise l’élaboration d’un index thérapeutique relatif unique (ITR) qui évaluerait l’intérêt clinique d’un nouveau médicament par comparaison aux médicaments existants. Cet ITR permettrait de fixer à la fois le prix et le niveau de remboursement des médicaments.

› CH.G.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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