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Polémique sur les génériques : l’Académie de médecine persiste et signe

 02/07/2012
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Quatre mois après la publication de son rapport décrié sur « la place des génériques dans la prescription », l’Académie de médecine procède à une nouvelle mise au point. « Ce rapport n’a jamais eu pour objectif de freiner le développement des génériques en France », insiste-t-elle, rappelant que la baisse des ventes avait débuté dès 2011 alors que le rapport est paru le 14 février 2012.

L’institution précise cependant qu’elle a pour mission de veiller à la préservation de la santé publique. Elle jugedonc « de son devoir de rappeler que les génériques, comme tout médicament, ne sauraient être prescrits sans tenir compte du patient auquel ils sont destinés, et de la maladie à traiter ».

L’intérêt du patient doit primer

Sur ces bases, elle persiste et signe et juge que « des précautions s’imposent » dans la prescription de certains traitements à faible marge thérapeutique (comme les antiépileptiques ou les traitements de l’hypothyroïdie), « dès lors qu’une faible variation de biodisponibilité ou de composition peut entraîner une différence d’activité ».

L’institution déplore même « qu’au prétexte de l’accroissement souhaitable de l’utilisation des génériques au titre de la maîtrise des dépenses publiques, des considérations d’ordre économique puissent risquer de l’emporter sur l’intérêt du patient ».

L’Académie revient aussi sur la mention « non substituable » (NS), qualifiée de droit pour les médecins. « Toute demande de non-substitution médicament justifiée doit donc être obligatoirement respectée par le pharmacien », rappelle-t-elle.

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 5 commentaires
 
Le 03/07/2012 à 11h52
« EXACT. Il arrive que certains génériques soient plus chers que la spécialité d'origine, notamment quand la comparaison est faite sur la quantité (8 au lieu de 12). La boîte de générique est moins chère, de 15%, mais 30% de produit en moins... cqfd. »
Le 03/07/2012 à 09h04
Profession : Infirmier
« Exact ! Je l'ai constaté plus d'une fois. »
Le 02/07/2012 à 22h03
Profession : Médecin
« Le pire, c'est que les patients et les médecins ne savent plus reconnaître les medicaments prescrits. »
Le 02/07/2012 à 22h02
Profession : Médecin
« Je crois que cette histoire de générique plus cher que les originaux est un hoax. En fait la comparaison se fait entre deux formes lyoc de spasfon dans lesquelles le nombre de cachet est différent ce qui fausse le calcul. »
Le 02/07/2012 à 19h55
Profession : Médecin
« Il arrive que le générique soit PLUS CHER que la spécialité d'origine. À qui cela profite-t-il ? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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