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Pharmacies : plus d’une officine ferme tous les trois jours en France

 14/06/2012
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En 2011, 141 pharmacies d’officine ont fermé en France, soit plus d’une tous les trois jours. Une situation qui préoccupe naturellement le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), présidé par Isabelle Adenot.

C’est majoritairement dans les zones où il y a déjà moins de pharmacies qu’ailleurs que certaines d’entre elles mettent la clé sous la porte. Par exemple, il y a environ une pharmacie pour 900 habitants dans le très chic 8e arrondissement de Paris, et une pour près de 4 000 habitants dans le populaire 19e arrondissement. « Les officines ferment cependant plus dans le 19e que dans le 8e », constate Isabelle Adenot qui se dit « convaincue » que le phénomène va s’accélérer au cours des prochaines années. En effet, elles ne ferment pas pour des critères de santé publique, « mais du fait d’une fragilité économique ».

Désaffection de l’Ordre

Ces officines restent cependant convenablement réparties sur le territoire national. « Il n’y a pas de désert pharmaceutique en France, nous restons la profession de santé la mieux répartie », se réjouit l’Ordre.

Autre souci d’inquiétude pour le CNOP, 26 % des pharmaciens diplômés depuis moins de trois ans ne sont toujours pas inscrits à l’Ordre. En 2010, ils n’étaient que 20 % à ne pas s’être inscrits. Isabelle Adenot y voit un risque : « Une profession qui n’assure pas son renouvellement est en danger », assure-t-elle.

Au 1er janvier 2012, 73 127 pharmaciens étaient inscrits au tableau de l’Ordre. Ils se répartissent en plusieurs sections. Les pharmaciens titulaires d’officine (27 733 inscrits), les pharmaciens d’officine adjoints (26 564), les pharmaciens biologistes (7 733), les pharmaciens de l’industrie (3 453), les pharmaciens de la distribution en gros (1 293), les pharmaciens des établissements de santé (5 994), et les pharmaciens des départements et collectivités d’outre-mer (1 629), qui rassemblent au sein d’une même section l’ensemble des métiers de la pharmacie.

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 5 commentaires
 
Le 20/06/2012 à 06h46
« Et les pharmacies rurales alors. Bon nombre de communes ont de moins en moins d'habitants et ce n'est pas rare de trouver une pharmacie dans un village de moins de 500 habitants qui, du fait de l'exode et du vieillissement, va encore perdre dans les années à venir. Le pharmacien, seul au village qui meurt avec sa pharmacie n'a même pas le droit de transférer dans une autre commune à cause de l'abandon de population. Donc, contrairement aux autres commerces, il est condamné à rester sur place jusqu'au dernier habitant. Trouvez-vous cela normal alors que dans les grandes villes d'autres caracolent à plus de 10 millions d'euros ? Il est urgent de faire un Grenel de la pharmacie pour tenter de sauver ce qui peut l'être, que l'Ordre s'occupe des prescriptions par internet c'est bien, mais il faudrait aussi penser aux choses basiques sinon plus personne ne voudra faire des études (ce qui est déjà plus ou moins le cas, pas beaucoup de jeune veulent faire pharma en sorti du PACES et il faut aller les chercher loin dans le classement) et la profession disparaîtra. »
Le 15/06/2012 à 12h29
Profession : Pharmacie
« Mort programmée d'une profession et l'énarchie s'en moque car tous les professionnels de santé sont des nantis et les énarques n'ont pas de problème pour se faire soigner. La situation a atteint un point de non retour car désormais ce qui compte c'est l'égalitarisme que ce soit une politique de droite ou de gauche et en plus les énarques comme les hommes politiques ne vont pas aller s'installer dans les quartiers populaires ou à la campagne exception faite du Lubéron ou de la vallée de Chevreuse mais tous les professionnels de snaté doivent y aller ! Nous sommes dans un bon vieux régime communiste d'un coté les oligarques et de l'autre le peuple qui travaille pour que les oligarques vivent bien alors qu'une profession de nantis disparairaisse cela n'a aucune importance pour le pouvoir politique et tant pis s'il faut faire des kms pour trouver une pharmacie ,la biologie médicale, la médecine génèrale subissent le même sort dans une indiffèrence totale. Ils appellent cela le progrès. »
Le 15/06/2012 à 07h50
Profession : Médecin
« Pas de médecin en cambrousse = de moins en moins de pharmacie ! C'est vraiment simple à comprendre . D' autre part, les banques ne prêtent plus qu'à ceux qui ont déjà de l'argent donc le " jeune" ne peut pas s'installer d'autant que les remboursements seront de plus en plus durs à assurer. Leclerc reprendra le flambeau par la force des choses même si les pharmaciens résistent... pour l'instant. »
Le 14/06/2012 à 19h51
Profession : Médecin
« Mais, c'est évident. Plus personne ne paie. Je suis médecin, tous les jours des patients sont étonnés de devoir payer ma consultation. Ils pensent que la carte vitale est une carte de paiement. Le tiers payant tue les officines, il tuera la médecin car on va nous l'imposer. Les jeunes ont compris, soit ils se font salariés à 35h (pas 36 !), soient ils partent à l'étranger. Les usagers n'auront qu'à s'en prendre à eux-même. »
Le 14/06/2012 à 19h28
« C'est EXACTEMENT le même processus que pour les cafés bar brasseries, tenues jadis par ceux qu'on appelait "les bougnats". les pharmacies sont victimes des grandes surfaces (en parapharmacie), des taxes, surtaxes, etc... retaxes, encore des taxes, prix réglementés, CMU, et tout le bazar tutti quanti... sans compter l'insécurité, avec tous les étrangers qui braquent pour avoir leur drogue... Même si ce que j'écris semble politiquement incorrect, car en france on ne peux plus rien dire, il faut arrêter de se voiler la face; Je serais jeune pharmacien, JAMAIS je m'installerais en libéral. Je suis médecin dit retraité libéral, je continue des activités salariées, mais si j'avais trente ans, jamais je ne me réinstallerais en libéral. »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

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