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Perte de compétitivité de l’industrie du médicament : la production et l’emploi fragilisés

 04/10/2012
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« Un choc des consciences est nécessaire, car derrière la façade rassurante se cachent des fissures. » Christian Lajoux, président du LEEM (Les Entreprises du Médicament), n’y est pas allé de main morte en présentant les résultats de deux études sur l’avenir de la production de médicaments en France. Selon lui, « la multiplication des signaux de perte de compétitivité industrielle et les perspectives négatives de croissance » nécessitent la signature d’un pacte industriel entre les fabricants et les pouvoirs publics. Avec pour objectif de conforter la production pharmaceutique existante et soutenir l’innovation.

La tâche s’annonce rude, vu le contexte. L’une des deux études présentées, émanant du cabinet de consultants Roland Berger, rappelle que l’industrie du médicament emploie 80 000 salariés directs et indirects, hors R & D, pour une production de près de 8 milliards de boîtes par an. Mais attention, précise l’étude, le marché français se caractérise par des produits « en phase de maturité, et à faible innovation, et dans un contexte structurel de surcapacité » d’outils de production.

Une autre étude, réalisée par le cabinet Arthur D. Little assure que, du fait de la pression sur les prix des médicaments et sur leur prise en charge, du renforcement de la politique du générique, et de l’attraction industrielle des pays émergents, un risque réel court sur l’emploi dans ce secteur en France. L’étude étudie deux scénarios distincts. Dans la première hypothèse, la baisse des emplois de production s’accélérerait entre 2015 et 2020. Dans une autre hypothèse de travail, qualifiée de « volontariste », et qui résulterait sans doute de la signature du pacte industriel que Christian Lajoux appelle de ses vœux, « la baisse restera limitée et se stabilisera entre 2015 et 2020 ».

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 05/10/2012 à 07h46
Profession : Médecin
« Quelques questions et quelques suggestions pour l’innovation (I): Question : il semblerait que surviennent chaque année des dizaines de milliers d’accidents médicamenteux graves et, en plus, de nombreux cas ne seraient même pas recensés de crainte de la justice. Certains parlent de 15 % des hospitalisations des plus de 65 ans, de 1,2 million de journées d’hospitalisation et de 15.000 décès par an. Plus peut-être encore ? A chaque médicament ancien et surtout nouveau, c’est à l’industrie pharmaceutique de trouver et de commercialiser à chacun son antagoniste à effet immédiat. Tout comme existent déjà, je donne cinq exemples : la naltrexone pour les morphiniques, la protamine pour l’héparine, le glucagon pour l’insuline, le flumazénil pour les BZD, l’acétylcystéine pour le paracétamol. Combien de ces hospitalisations pourraient être évitées si les chimistes qui ont forgé ces molécules se mettaient au travail pour trouver un antagoniste à tout médicament potentiellement dangereux et que l’antagoniste se trouve en ville et pas seulement en milieu hospitalier. Il y aurait, lit-on, sur 2.200 spécialités vendues 550 spécialités efficaces mais à risque variable que l’on ne peut pas retirer du commerce et 470 médicaments alors là complètement inefficaces dont 25 sont à risque majeur. »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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