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Médicaments : vente de faux Viagra sur le site Internet piraté d’une pharmacie

 22/02/2013
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Alors que le Conseil d’État a avalisé depuis le 14 février la vente en ligne de médicaments à prescription facultative, la chambre syndicale des pharmaciens de Gironde (CSPG) vient de déposer plainte auprès du procureur de Bordeaux pour exercice illégal de la pharmacie, après le détournement du site Internet d’une officine du cru.

C’est le coup de fil d’un patient qui a révélé le pot aux roses. Habitant des Vosges, l’homme était sur le point d’acheter en ligne une boîte de 260 cachets de pseudo-Viagra. Au vu du prix étonnamment bas, il composa le numéro de téléphone affiché sur la page Web… et tomba sur un pharmacien éberlué. De simple vitrine informative, le site Internet a été transformé en fonds frauduleux d’e-commerce.

Le site pirate « présente le nom d’une pharmacie française et un drapeau français, a expliqué à la presse locale Thierry Guillaume, président de la CSPG. […] Cette affaire montre les carences actuelles en matière de sécurité de la vente de médicaments en ligne ». L’enquête suit son cours.

› A.B.-I.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 23/02/2013 à 00h22
« 260 comprimés pourquoi si peu ? Parce que : quand on aime on ne compte pas ! »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

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