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Mediator : seuls 15 % des 831 dossiers d’indemnisation examinés jugés recevables, selon Le Parisien

 03/10/2012
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Les Laboratoires Servier viennent de signer deux premiers chèques dans le cadre de l’affaire Mediator. L’un, d’un montant de 3 000 euros, est versé à la demande de la cour d’appel de Versailles pour financer une partie des frais de justice engagés par un patient. « Cela paraît peu de chose mais cela permet à la victime de payer un expert médical », commente l’avocat Me Gérard Montigny. L’autre chèque est adressé à une personne ayant fait appel au fonds d’indemnisation national. Le collège d’experts a conclu à l’existence d’un lien de causalité entre la prise du Mediator et l’état de santé du plaignant. L’incapacité fonctionnelle de ce dernier a été estimée à 5 %, ce qui, selon les informations du « Parisien », lui permet de recevoir environ 10 000 euros (le montant de l’indemnisation n’est pas public).

Créé en septembre 2011, le fonds d’indemnisation des victimes du Mediator, géré par l’ONIAM, a reçu plusieurs milliers de demandes d’indemnisation. À ce jour, 831 dossiers ont été examinés par le collège d’experts ; 712 ont été rejetés et 112 jugés recevables, toujours selon « le Parisien », qui indique que les experts ont retenu une incapacité très faible, « limitée en majorité entre 5 % et 10 % », dans les cas où l’imputabilité est établie.

Le Mediator a été commercialisé entre 1976 et 2009. Il serait à l’origine de valvulopathies cardiaques et d’hypertensions pulmonaires dont le nombre de cas donne lieu à une intense bataille d’experts. De même, le nombre de décès imputables – 3 selon Jacques Servier, 500 selon l’AFSSAPS – porte-t-il à polémique.

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 04/10/2012 à 20h23
Profession : Médecin
« Supéfiant !... Le bilan des experts sur les premières analyses de la commission des indemnisations !... Stupéfiant !... Comme est classé la molécule benfluorex pour la plupart des pharmacologues, analogues des amphétamines, molécules connues depuis des lustres pour entraîner une cardiotoxicité, une HTAP, des valvulopathies, lorsque je débutais mes études de médecine, il y a près de 40 ans !... Aujourd'hui, les personnes qui ont consommé cette molécule, quelle qu'en soit la raison et qui présentent des valvulopathies stade I ou II, ne risquent-elles pas d'évoluer vers une pathologie sérieuse ? Qui peut le savoir ? Les « experts »  choisis par le ministère (dont un menace de démissionner). Les médecins qui ont constaté les premiers cas, en 1999 a Marseille ? Ou Irène FRACHON au début des années 2000 ? Qui d'autre ? Personne !... puisque une cohorte épidémiologique nationale de suivi est ouverte en 2012 pour répondre à cette question ( réponse que nous n'aurons pas avant 12 ans !...), quel est l'assureur qui prendrait ces personnes avec un risque standard sans les pénaliser ? Ah !.. mais peut-être ces valvulopathies survenues chez des sujets jeunes sont à attribuer au RAA, comme le propose les experts de SERVIER ? Sauf que le RAA a quasi disparu en France aujourd'hui mais pas les personnes exposées aux amphétamines !... Cherchez l'erreur !... Médecin Interniste employé comme médecin de recours, sans conflit d'intérêt. »
Le 04/10/2012 à 00h58
Profession : Médecin
« Bizarre, bizarre, les 2000 morts du Mediator n'auraient-ils existé que dans les fantasmes fumeux d'épidémiologistes incapables, dûment mandatés par la CNAM (à qui profite le crime ?), en mal de copie ? Et si Servier déposait une plainte en diffamation contre eux ? Ce ne serait pas rigolo ? »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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