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Génériques : des industriels et les pouvoirs publics veulent lancer une campagne nationale d’information

 25/09/2012
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Au cours d’un débat organisé par le GEMME (une association réunissant les principaux industriels du générique présents sur le sol français), un consensus s’est dégagé sur la nécessité de réaliser une campagne d’information massive sur ces copies conformes des médicaments princeps.

« Si nous nous réjouissons de la relance du dispositif du tiers payant contre générique (TPCG) qui a fait remonter le taux de substitution, ce dispositif ne restaure pas la confiance, et peut même creuser les antagonismes, explique Pascal Brière, président du GEMME. Il ne sera ni durable ni pérenne sans une très grande campagne de communication dont l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) pourrait être maître d’œuvre. »

« Sortir de notre petit monde d’experts »

Message reçu cinq sur cinq par le Pr Dominique Maraninchi, directeur général de l’ANSM. Reconnaissant qu’il y a eu « perte de confiance » envers les génériques, il a indiqué qu’il était temps « de sortir de notre petit monde d’experts et de nous adresser à la population, afin de diffuser massivement de l’information transparente et non tronquée ».

Une information que Dominique Maraninchi ne souhaite pas réserver aux seuls patients. Prescripteurs, généralistes et spécialistes libéraux, tout comme les praticiens hospitaliers seraient aussi concernés, qui initient souvent un traitement difficile à substituer en ville par la suite.

Réformer l’enseignement du médicament

Même tonalité chez Catherine Lemorton. La députée socialiste de Haute-Garonne et présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a une idée précise de l’origine de la méfiance des patients vis-à-vis des génériques : « Cette réticence est spécifiquement française car l’industrie, à travers ses réseaux, et grâce à ses visiteurs médicaux, utilise tous les moyens pour contrer leur utilisation ».

Pour Catherine Lemorton, la solution est double. « Il ne faut plus enseigner le médicament aux étudiants en nom de marque, mais uniquement en DCI (dénomination commune internationale) », indique-t-elle. Mais il faut aussi et surtout réaliser « une campagne d’information massive » en direction du grand public. Selon Catherine Lemorton, le gouvernement réfléchit actuellement à la forme que pourrait prendre cette campagne, « notamment à la télévision ».

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 26/09/2012 à 23h48
« Pourquoi le générique n'est-il pas une copie conforme ? Pourquoi le princeps n'est-il pas au prix des génériques ? Pourquoi le lieu de fabrication n'apparaît-il pas sur les boîtes "made in" ? »
Le 25/09/2012 à 20h59
Profession : Médecin
« Où est l'économie si les patients se retrouvent avec plusieurs boîtes stockées dans leur pharmacie d'un même produit... dans plusieurs boîtes différentes... distribuées selon le choix du labo par les pharmaciens, selon des critères le + souvent commerciaux ? »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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