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Fort de ses bons résultats, Ipsen se focalise sur la médecine de spécialité

 28/08/2012
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Le laboratoire Ipsen vient de rendre publics ses résultats financiers pour le premier semestre 2012.

Le groupe pharmaceutique confirme un bilan solide, avec un résultat opérationnel de 125,7 millions d’euros, en hausse de 4,1 % par rapport au premier semestre 2011.

Ipsen a connu une hausse de ses ventes de médicaments de 6,3 %, résultat dû à la croissance continue des ventes en médecine de spécialité (+ 13,5 %) d’une année sur l’autre.

A contrario, les ventes de médecine générale dégringolent de 8,5 % d’une année à l’autre, dans un contexte général de décroissance. Ipsen a annoncé mardi la suppression d’une centaine de postes dans ce secteur.

Le groupe est désormais tourné vers une spécialisation accrue de ses activités, stratégie privilégiée dans le but de doubler les ventes d’ici à 2020.

En 2011, la médecine de spécialité (uro-oncologie, endocrinologie, neurologie) représentait déjà près de 70 % des ventes totales du laboratoire.

› A. B.-I.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 28/08/2012 à 20h26
Profession : Médecin
« Cette bonne nouvelle concernant un laboratoire pharmaceutique français me réjouit. Profession : médecin retraité. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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Karine Piganeau


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