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Économies sur le médicament : cadres et personnels des industries de santé inquiets

 05/10/2012
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L’heure est à l’incertitude et aux difficultés pour les industries de santé. C’est ainsi que s’est exprimé le Dr Michel Hannoun, président de l’Association des cadres de l’industrie pharmaceutique (ACIP), lors de sa traditionnelle réunion de rentrée.

C’est devant une assemblée déçue par l’absence de Marisol Touraine que Michel Hannoun s’est fait le porte-parole des cadres et personnels des industries de santé, « des hommes et des femmes qui aiment leur métier et sont fiers de leur travail mais qui en ont assez d’être montrés du doigt en permanence. »

Menace sur les emplois

Le président de l’ACIP dénonce sans surprise les orientations du PLFSS 2013. C’est plus d’un milliard d’euros qui est réclamé aux industries de santé (baisses de prix et autres mesures) soit 60% de l’effort d’économies sur les dépenses maladie. Le message de l’ACIP est clair : toute la filière industrielle va souffrir avec des emplois menacés. « Pourtant il est de l’intérêt d’un grand pays d’avoir une industrie de santé… », explique Michel Hannoun.

Marisol Touraine (dans un discours enregistré) a souligné la nécessité de renforcer « la pertinence des prescriptions, la juste prescription », relevant que « 90% des consultations se terminent par une ordonnance ». « La question de l’utilité d’un médicament et de son juste coût est essentielle », a-t- elle conclu en souhaitant que se poursuive l’accord-cadre avec le comité économique des produits de santé (CEPS).

› CHRISTINE FALLET

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 06/10/2012 à 12h20
Profession : Médecin
« "90 pour cent des consultations se terminent par une ordonnance". Eh oui sur 100 pour cent des patients qui ont un motif de consultation... Il faut dire à la ministre qu'elle n'est pas le ministre de la bonne santé ; la plus grande partie de nos patients sont des MALADES. »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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