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Catherine Lemorton déconseille d’acheter le livre des Prs Debré et Even

 25/09/2012
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« Il ne faut pas acheter le livre des Prs Bernard Debré et Philippe Even ». C’est en ces termes que Catherine Lemorton, députée socialiste de Haute-Garonne et présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, a commenté la sortie récente de cet ouvrage. Outre une attaque en règle de l’industrie pharmaceutique et du circuit du médicament, ce pamphlet propose une analyse des spécialités de 24 classes pharmaceutiques, et les range en trois catégories : utiles, inutiles ou dangereux.

Réputée peu tendre avec cette industrie, Catherine Lemorton a cependant pris ses distances avec le livre : « Il crée inutilement de l’anxiété au moment où médecins, pharmaciens, industriels et pouvoirs publics font tout ce qu’ils peuvent pour réconcilier les Français avec les médicaments, génériques ou princeps. C’est un livre contre-productif, écrit pour faire exister ses auteurs ».

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 6 commentaires
 
Le 02/10/2012 à 08h35
Profession : Médecin
« Les membres du PS ne sont que des libéraux sur le plan culturel et politique qui ont adhéré au libéralisme économique à la suite de Tonton et de Rocard, Delors and Co de la "deuxième gauche". Alors une pharmacienne qui en plus rêve de servir les autres pour leur bien, je n’y crois pas qui plus est après sa prise de position, digne des vaccins antigrippe de Mme Bachelot… Depuis le 10 Juin 2012, je traîne une tendinite d’Achille bilatéralisée associée à des myalgies des membres inférieurs conséquence de la prise de simvastatine depuis Mars 2010 et d’éconoprazole depuis Mars 2012… Je suis ravi d’être un privilégié de retraité sauf que je marche comme un canard… »
Le 28/09/2012 à 12h32
Profession : Médecin
« La France ira mieux quand on séparera la politique de la science. »
Le 26/09/2012 à 10h39
Profession : Médecin
« Ce qui me semble le plus surprenant, dans le RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement par LA COMMISSION DES AFFAIRES CULTURELLES, FAMILIALES ET SOCIALES, en conclusion des travaux de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale sur la prescription, la consommation et la fiscalité des médicaments présenté par Mme Catherine LEMORTON, est l’aveu, dans sa partie I, que: « La Mission a constaté que la France se caractérise par une consommation de médicaments record qui est la conséquence de comportements de prescription et de consommation, difficiles à faire changer. Malgré cet aveu d’impuissance notoire et, quoique vaincue d’avance, Madame LEMORTON ajoute cependant que : « La Mission formule, ensuite, dans les parties II à V, de son rapport une série de 92 propositions visant à développer un partenariat de santé favorisant le bon usage des médicaments. » Or ce dernier n’a et n’a eu aucun espoir de succès, vu que les raisons profondes des prescriptions trop abondantes et des consommations trop importantes ne sont pas comprises. »
Le 26/09/2012 à 09h12
Profession : Médecin
« En tant que médecin, j'ai acheté - à regret - le livre : j'ai pris connaissance d'un domaine que je connais bien : c'est du très mauvais journalisme à préjugé, mal informé, voire carrément obsolète et en rien un livre d'expert. Je le partage avec quelques collègues, afin qu'ils puissent en parler en connaissance de cause à leurs patients... et leur consiller d'aller se faire soigner par un chirurgien urologue à la retraite s'ils pensent que c'est mieux pour leur santé ! »
Le 26/09/2012 à 08h59
« Je suis choqué qu'une personne puisse dire "Il ne faut pas lire " tel ou tel livre ! Cela me rappelle le cathé-chisme.Pourtant il est clair que l'on critique d'autant mieux quelque chose si on le connaît bien. » GP psychomotricien.
Le 26/09/2012 à 06h33
Profession : Médecin
« Curieuse position de notre sympathique députée pharmacienne PS qui, en 2008, avait pondu un rapport assez semblable au livre qu'elle déconseille et se terminant par 92 propositions assez bonnes mais non appliquées. Que veut-elle ? Rappeler qu'elle existe à Mme MARISOL TOURAINE ? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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