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ANSM : le premier conseil d’administration rappelle les nouvelles missions de l’Agence

 31/10/2012
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Créée par la loi du 29 décembre 2011, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a tenu son premier conseil d’administration le 26 octobre dernier.

Outre la création et l’organisation des commissions, comités et groupes de travail, cette première réunion a également permis de revenir sur les nouvelles missions qui incombent à l’agence depuis l’adoption de la loi.

Il revient à l’agence de favoriser un accès pérenne et sûr aux traitements innovants ne bénéficiant pas encore d’AMM (autorisation de mise sur le marché), en privilégiant la mise en place d’essais cliniques en France, et en développant des ATU (autorisations temporaires d’utilisation) de cohorte. L’ANSM est également tenue de sécuriser l’utilisation de médicaments qui pourraient être utilisés au-delà de leurs indications actuelles d’AMM grâce à l’élaboration et à la mise en place de recommandations temporaires d’utilisation (RTU). L’accent a également été mis sur la nécessité de mettre en place un « un programme systématique de réévaluation du bénéfice/risque des médicaments à AMM ancienne ».

› H.S.R.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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