La fin du dispositif expérimental d’organisation des soins à Belle-Ile-en-Mer continue à faire des vagues. L’URPS (Union régionale des professionnels de santé) de Bretagne, qui avait largement participé à son élaboration, prend note de son non-renouvellement par l’ARS, mais « déplore ne pas être associée aux discussions en cours aujourd’hui » sur la mise en place d’un nouveau dispositif qui associerait offres libérale et hospitalière.
L’URPS estime que le contrat a été rempli. « Toutes les permanences et gardes de nuit ont été assurées sans interruption » au cours de la période allant du 15 avril au 15 octobre, précise-t-elle. Mieux, le coût total de la mise en œuvre de ces actions (calculé à 60-70 euros de l’heure par l’URPS) s’avère « moins onéreux que l’embauche de plusieurs médecins salariés pour les mêmes horaires ».
L’URPS se dit cependant prête à travailler encore à l’amélioration de l’organisation mise en place, mais pas à n’importe quel prix. « En aucun cas, conclut-elle, nous ne nous engagerons sur l’île pour suppléer un dispositif hospitalier soit insuffisant, soit inefficace ou inadapté aux besoins. L’URPS gardera une vigilance particulière sur le devenir de l’organisation et de l’accès aux soins à Belle-Ile. »
› H.S.R.
Profession : Médecin
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