Il y a une trentaine d’années, un des rôles de l’anesthésiste était de vérifier l’absence de « contre-indications » à l’anesthésie. Lors de la consultation, il n’était pas rare de découvrir des patients qui ignoraient leurs pathologies associées car ils n’avaient pas été médicalisés. Nous devions alors dire s’il était possible de les anesthésier. Aujourd’hui pour chaque patient et chaque situation d’interférence médicamenteuse, on peut proposer une technique anesthésique adaptée. Anesthésier tous les patients est devenu possible. Mais est-ce toujours souhaitable ? Notre responsabilité dans une intervention est engagée conjointement avec l’opérateur. Même au-delà de notre responsabilité juridique, c’est notre responsabilité morale qui est en cause. Nous ne pouvons pas être détenteur d’une (…)
Edition Spécialiste
du 10/11/2011
(209 mots)