L’ADN n’en finit pas de nous éclairer sur notre propre histoire. La semaine dernière, à l’occasion de la restitution à la Nouvelle-Zélande de têtes maories, Régis Debruyne, paléogénéticien au Muséum national d’histoire naturelle à Paris, expliquait qu’une analyse de l’ADN nucléaire, hérité de la lignée paternelle, avait prouvé de manière « quasi certaine » que les têtes conservées au musée du quai Branly étaient bien celles d’ancêtres maoris. En interrogeant ce qui constitue probablement les plus « anciennes séquences génétiques » de ce peuple connues à ce jour, les anthropologues ont pu recueillir de précieuses informations sur l’histoire du peuplement des îles du Pacifique par un peuple parti voici plusieurs millénaires de Taïwan pour s’installer en Polynésie avant d’arriver sur les (…)
Le Quotidien du Médecin
du 01/02/2012
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