Il règne dans le pays une forte odeur de haines, attisées par des médias en mal d’audience. Haine des pauvres envers les « riches », haine des salariés envers leurs cadres, haine contre les politiques, haine contre les industriels du médicament, haine contre les experts et plus généralement haine contre ceux qui ont réussi. Dans aucun pays on ne trouve plus d’acharnement à détruire, à jalouser, à envier ce qui est dans l’assiette du voisin, quel que soit le mérite de celui qui l’a remplie. Cette détestation générale est facilitée par les millions de caméras et de micros que constituent les téléphones portables. Ainsi trouve-t-on sur la Toile de quoi lyncher médiatiquement son patron, son voisin ou tel ou tel homme politique. Or la transparence n’est pas toujours un progrès. Il faut laisser (…)
Le Quotidien du Médecin
du 20/02/2012
(304 mots)