Un toxicomane de 18 ans devait comparaître pour des vols à l’arraché devant le tribunal de grande instance (TGI) de Pau. Mais, dans la geôle où il attendait au sous-sol, il hurlait et se tapait la tête contre les murs. Alors, le président du TGI a demandé aux policiers de le calmer avec des gaz lacrymogènes. Certes, on aurait pu demander à un médecin de lui faire une injection de tranquillisants, mais, dans ce cas, selon le magistrat, « il n’aurait plus été en mesure de se défendre. Nous avons choisi une autre solution pour qu’il puisse comparaître : le gaz pour le neutraliser ». Mauvais choix : dans la salle des comparutions immédiates, le jeune homme, torse nu, hurlait plus que jamais et se tordait de douleur. Et mauvais diagnostic : son agitation était due à un état de manque. La magistrate (…)
Le Quotidien du Médecin
du 11/05/2011
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