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Vives protestations après l’exécution d’un malade mental au Texas

 19/07/2012
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« La France condamne l’exécution de M. Yokamon Hearn, citoyen des États-Unis atteint de troubles mentaux, survenue (mercredi) au Texas en dépit des appels à la clémence », déclare le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. Âgé de 34 ans, ce détenu se trouvait dans le couloir de la mort depuis 14 ans. Il avait été condamné à ses 19 ans à la peine capitale pour le meurtre d’un jeune homme blanc de 26 ans. Selon le Standdown texas project, organisation qui œuvre pour un moratoire sur les exécutions des condamnés à mort, des troubles mentaux, des pensées suicidaires et des dommages cérébraux ont été mis en évidence chez Yokamon Hearn, résultant d’un syndrome de l’alcoolisme fœtal et de graves négligences durant son enfance. Depuis 2002, la Cour suprême des États-Unis interdit l’exécution de condamnés attardés mentaux. Cette même cour a rejeté un ultime appel mercredi, peu avant l’exécution, jugeant insuffisants les éléments attestant de troubles mentaux de Yokamon Hearn. « C’est une violation des protections (constitutionnelles) sur la peine de mort que d’imposer la punition suprême à des individus souffrant de handicaps psychosociaux » a commenté Christof Heyns, rapporteur spécial de l’Office du haut-commissaire aux droits de l’homme aux Nations unies.

› D. B.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 20/07/2012 à 09h31
Profession : Médecin
« Je trouve surtout invraisemblablement cruel de laisser les condamnés à mort des années, quand ce n'est des dizaines d'années, dans le "couloir de la mort". Carrément de la barbarie... »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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