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Une fillette atteinte d’une malformation cardiaque pour défendre l’Obamacare

 
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C’est une mise en scène bien américaine. Stacy Lihn et Zoe, sa petite fille de 3 ans, étaient les vedettes de la convention démocrate, en début de semaine, pour le coup d’envoi officiel de la campagne présidentielle du président Obama.

Pendant de longues minutes, cette mère de famille a raconté l’histoire poignante de son enfant née avec une malformation cardiaque et sauvée… grâce à l’Obamacare, la protection sociale mise en place par le président démocrate pour assurer aux Américains une prise en charge de leurs soins, sans assurance.

Quinze heures après sa naissance, Zoe subissait une première intervention chirurgicale, la seconde à l’âge de quatre mois. Zoe doit encore être opérée une troisième fois pour être totalement sortie d’affaire. Mais tout cela n’aurait pu arriver, raconte Stacy Lihn, la voix pleine d’émotion, sans la réforme Obama. Sans elle, sa famille n’aurait pas été en mesure de payer les frais de santé au-delà de la prise en charge de l'assurance.

Ce témoignage est bien entendu une réponse aux critiques du candidat républicain, Mitt Romney, à l’égard de la réforme santé d’Obama. « Obamacare revient à plus de 2 000 pages de règlements, mandats, taxes et autres qui n’ont aucune place dans un pays libre », clamait Paul Ryan, le colistier de Romney, à l’occasion de la convention républicaine. 

> S. L.

 
Les Commentaires | 3 commentaires
 
Le 09/09/2012 à 20h05
Profession : Médecin
« Qu'on le veuille ou non, la politique d'un pays influe sur sa politique de santé : si elle va à l'encontre de l'intérêt des malades, ceux-ci sont les mieux placés pour le faire savoir par tous les moyens, y compris dans le cadre médiatique d'une campagne électorale. Il est important que les américains réalisent que, sur ce thème, les vrais "malades dans leur tête" sont les républicains. »
Le 07/09/2012 à 10h56
Profession : Médecin
« Si cela permet de convaincre nos amis US de l'intérêt d'une couverture sociale généralisée, ce ne serait pas si mal, même au pris de ce genre de manifestation et les Français louent actuellement la mémoire de Delarue qui en a fait une émission de divertissement ! »
Le 06/09/2012 à 20h11
Profession : Médecin
« C'est honteux d'utiliser les malades pour des fins politiques, au diable la politique et ces hommes politiques malades dans leur tête. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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