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JO 2012 : des sportifs en colère contre l’Agence mondiale antidopage

 27/07/2012
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D’après l’Agence mondiale antidopage (AMA), au moins 107 athlètes ont été contrôlés positifs ou sanctionnés pour non-respect du protocole de contrôle antidopage au cours des 6 derniers mois (à la date 19 juillet) précédant les Jeux Olympiques de Londres. Parmi eux, l’Ukrainienne Nataliya Tobias, médaillée de bronze du 1 500 m féminin aux JO de Pékin (2008), rattrapée par les analyses complémentaires menées sur ses échantillons prélevés lors des derniers championnats du monde d’athlétisme et qui contenaient de la testostérone.

Pour faire de Londres 2012, « les jeux les plus propres de l’histoire olympique », selon les mots de son président John Fahey, l’AMA a réalisé près de 72 000 tests durant cette période. Plusieurs syndicats de sportifs ont manifesté jeudi leur ras-le-bol vis-à-vis de la politique menée par l’AMA. « La législation du code mondial antidopage est tellement incroyablement complexe qu’un sportif a besoin de juristes, de professeurs pour comprendre ce qu’il y a dedans », déplore Yves Kummer de l’Association européenne des sportifs d’élite.

En tête des récriminations arrivent les obligations de localisation auxquelles doivent se soumettre les sportifs d’élite pour faciliter les contrôles antidopage inopinés. « Quand on fait le ratio (entre le nombre de tests antidopage et le nombre d’athlètes sanctionnés), il y a des moyens d’être plus efficace. Et c’est ce dont les joueurs ont envie : que la lutte antidopage attrape véritablement des tricheurs et pas des gens qui ont des no-show pour la localisation », considère, Ian Smith de la Fédération internationale des associations de cricket.

6 250 contrôles à Londres

« Nous sommes pour un programme antidopage, mais un programme juste, équilibré et accepté par les athlètes (…). Nos adhérents ont du mal à comprendre qu’on peut faire une loi ou modifier des règlements sans les avoir concertés simplement », déclare Ian Smith. « Chaque athlète est vu comme un tricheur. Il est temps de grandir et de reconnaître que les athlètes ont une voix et que nous sommes cette voix », ajoute-t-il.

Depuis le 16 juillet et jusqu’à la fin des jeux, le 12 août, le programme de la lutte antidopage est sous la responsabilité du comité international olympique (CIO). Au total, 6 250 contrôles – 5 000 pour les JO et 1 250 pour les jeux paralympiques (du 29 août au 9 septembre) sont programmés. Jeudi, à la veille de la cérémonie d’ouverture, les portes de Londres se sont fermées pour quatre nouveaux sportifs accusés de dopage : deux haltérophiles turcs, un discobole hongrois et un sauteur grec, tenant du titre mondial en salle.

› DAVID BILHAUT

 
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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

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