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Chine : émoi après un avortement forcé à sept mois

Abonnés 15/06/2012
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Les autorités chinoises ont présenté hier leurs excuses à une femme, obligée d’avorter à sept mois de grossesse, et ont promis de faire toute la lumière sur cette affaire.

Feng Jianmei, une jeune femme de 27 ans, et déjà mère d’un enfant, a été forcée à avorter le 2 juin, car elle ne pouvait s’acquitter de l’amende de 40 000 yuans (4 880 euros) pour non respect de la politique de l’enfant unique. La photo qui a circulé sur internet la montrant sur son lit d’hôpital, son fœtus sanguinolent auprès d’elle, a entraîné de nombreux commentaires outrés des internautes chinois ces derniers jours.

Les autorités de la province du Shaanxi ont annoncé que l’enquête préliminaire avait confirmé que cette affaire était « pour l’essentiel vraie », et que les enquêteurs avaient recommandé des sanctions contre les responsables, non désignés, de cet avortement forcé. Selon l’agence de presse Chine Nouvelle, plusieurs responsables ont été suspendus de leurs fonctions, dont le directeur de l’agence locale de planning familial. « Il s’agit d’une violation sérieuse de la politique de la Commission de la population et du planning familial qui porte atteinte au travail de contrôle de la population et a provoqué un malaise dans la société », a déclaré le gouvernement provincial sur son site, assurant que les avortements tardifs étaient proscrits depuis 2001.

Les autorités du district de Zhenping, où a eu lieu l’avortement forcé, s’étaient auparavant engagées à « une enquête transparente » menée par une commission spéciale.

Les avortements forcés sont très fréquents en Chine, pays le plus peuplé de la planète avec 1,34 milliard d’habitants, qui a mis en place une politique drastique de limitation des naissances à la fin des années 1970. En règle générale, les Chinois dans les villes ne peuvent avoir qu’un enfant, et ceux des campagnes deux, lorsque le premier est une fille.

Selon les statistiques officielles, les avortements sous couvert de la politique de limitation des naissances ont atteint un maximum en 1983, avec un total de 14,37 millions d’interruptions de grossesse cette seule année.

› C. R.

 
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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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Karine Piganeau


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