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Secteur privé à l’hôpital : Touraine confie une mission à Dominique Laurent

 12/10/2012
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La ministre de la Santé a confié à Dominique Laurent, membre du Conseil d’État, une mission sur le secteur libéral à l’hôpital public. Ancienne directrice des affaires juridiques de l’AP-HP, Dominique Laurent sera chargée d’examiner le cadre dans lequel se pratiquent les dépassements d’honoraires à l’hôpital, a expliqué Marisol Touraine devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.

« Ces dépassements sont pratiqués et autorisés mais il ne faut pas les isoler d’autres éléments de la pratique médicale », a-t-elle ajouté. Marisol Touraine avait annoncé avant l’été une concertation spécifique sur le secteur privé à l’hôpital.

Elle a dit attendre des propositions pour limiter le niveau de dépassement des consultations privées et garantir des délais acceptables d’obtention de rendez-vous pour les consultations publiques.

Quelque 1 600 médecins exercent en secteur privé à l’hôpital.

 
Les Commentaires | 7 commentaires
 
Le 13/10/2012 à 15h20
Profession : Médecin
« Tout à fait d'accord avec mon confrère "encore une mission fumeuse." Suis en secteur 2 avec monsieur tact et madame mesure. C2 à 55 euros et pas de dépassement si pas de remboursement par mutuelle pour les endoscopies qui vont d'ailleurs être revalorisées... à la baisse, bien fait pour nous les nantis !! À ce propos service d'UPATOU dans la clinique ou j'exerce, 3 gastros donc de garde 1 semaine sur 3 et rémunération 0 euros. Réponse de la sécu : On n'a pas d'argent pour le privé on paye déja les gastros hospitaliers..vive l'équité. »
Le 13/10/2012 à 11h11
Profession : Médecin
« Qu'on arrête de tout mettre sur le dos des médecins. On arrêtera le libéral que cela n'empêchera pas l’augmentation des coûts du matériel et des médicaments, les fausses CMU, les faux arrêts de travail et donc des dépenses de santé. Moins les médecins gagnent, moins de cotisations entreront dans les caisses. Cherchez un autre bouc émissaire Marisol. »
Le 13/10/2012 à 07h35
Profession : Médecin
« Il y aura des départs. »
Le 12/10/2012 à 23h30
Profession : Médecin
« Il y a des médecins qui font de l'activité libérale sans dépassement pour attirer les plus jeunes dans des spécialités désertées. Il ne faut pas tout mélanger ! »
Le 12/10/2012 à 23h08
Profession : Médecin
« N'importe quoi le privé à l'hôpital c'est normal vu les salaires ! »
Le 12/10/2012 à 21h45
Profession : Médecin
« Quand le secteur privé à l'hôpital sera-t-il enfin interdit ? Le véritable problème est d'obtenir une retraite hospitalière pour les PUPH et non de permettre à certains d'organiser un véritable racket qui tourne souvent à l'arnaque ! » Médecin hospitalier
Le 12/10/2012 à 21h20
Profession : Médecin
« Encore une mission fumeuse; elle n'a pas besoin de chercher très loin pour s'informer, notre ministre : à 150 euros la cs par son frère (ce qui est son droit, info ameli-direct), à l'hôpital, en plus du salaire hospitalo-universitaire; les repas de famille doivent être houleux ou politiquement très corrects... 2 poids, 2 mesures... on jette l'opprobe sur les libéraux, et on refuse de réévaluer la valeur des actes, obsolète de 20 ans !

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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