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Saint-Antoine : trois PH de médecine interne démissionnent

 18/10/2012
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Après le chef des urgences de l’hôpital Saint-Louis (Paris, 10e), c’est au tour de trois praticiens hospitaliers de l’hôpital Saint-Antoine (Paris, 12e) de jeter l’éponge. Les trois PH vont plus loin que le Dr Pierre Taboulet qui a rendu son tablier de chef tout en restant en poste. Eux ont décidé de quitter l’AP-HP, et même l’hôpital public, direction l’hôpital privé non lucratif de Vitry-sur-Seine.

Dans un courrier (ci-dessous) adressé à ses confrères, leur chef de service dénonce « la surdité et la cécité du système AP-HP » à l’origine de cette démission collective.

› D. CH.

 
Les Commentaires | 4 commentaires
 
Le 19/10/2012 à 00h03
Profession : Médecin
« Démission de P.H donnée en Décembre 1998.... Donc rien de nouveau à l'horizon en ce qui concerne le rouleau compresseur "administrativo-financier" hospitalier. »
Le 18/10/2012 à 22h33
Profession : Médecin
« L’incubation de «l’épidémie» semble avoir été longue. Il aura fallu les modifications, entre autres, du statut de praticien hospitalier de 1999, de 2006, celles inhérentes à la loi HPST après la fameuse T2A, pour en arriver à une démission de chefferie de service d'un urgentiste et de trois PH de médecine interne qui partent dans le privé à but non lucratif. La Direction de l'Agence Régionale de Santé d’Ile de France doit être dans tous ses états…de manque ! »
Le 18/10/2012 à 19h33
Profession : Médecin
« Enfin l'épidémie démarre mais qui saura l'éradiquer? »
Le 18/10/2012 à 19h29
Profession : Médecin
« Un phénomène déjà ancien en province et dans des spécialités (psychiatrie de secteur) où les motivations d'enseignement, d'animations d'équipes pluridisciplinaires, et de soins au plus proche des usagés ont été bien mises à mal devant les mépris et les méconnaissances de ceux qui nous gouvernent Un ancien chef de secteur qui "plaqua" après 25 ans de bons et loyaux services. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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