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Question d'expert

Pelloux (AMUF) : « Dans certains coins, il ne fait pas bon être malade passé minuit »

 22/06/2012
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Où en sont les gardes en nuit profonde dans les hôpitaux français ? Le président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), le Dr Pelloux, livre aux lecteurs du « Quotidien » sa vision de la situation.
Selon lui, le bilan est très contrasté selon les régions. Dans les zones les plus démunies, l’intervention des pompiers est le seul recours pour les patients. À qui la faute ? Le Dr Pelloux épingle les ARS qu’il assimile à des « liquidateurs » pour les hôpitaux. Il pointe du doigt les décideurs qui suppriment les lignes de garde, regroupent les services d’urgence et veulent les fermer passé minuit.
Le président de l’AMUF était cette semaine à l’hôpital de Périgueux pour soutenir le personnel du service des urgences, en grève après la décision de fermer une ligne de garde en nuit profonde.

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Les Commentaires | 7 commentaires
 
Le 07/07/2012 à 12h31
Profession : Médecin
« Eh oui ma pauv' dame, il y a des endroits ou il n'y a que les pompiers et leur service de santé. Et en plus la plupart sont des volontaires ce qui ne plait pas au Dr Pelloux. Signé "Un membre du Service de Santé et de Secours Médical des Sapeurs-Pompiers" »
Le 27/06/2012 à 14h17
« La misère... Avez-vous lu le dernier Patrick Pelloux ? Décapant ! » Signé : un médecin du travail hospitalier
Le 27/06/2012 à 17h25
Oui, nous l'avons lu. Et nous en avons rendu compte en avril dans nos colonnes : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/exercice/le-3e-opus-des-chr... La rédaction du Quotidien
Le 23/06/2012 à 19h37
Profession : Pharmacie
« " Expert " En combat syndical, pas en médecine d’urgence.... »
Le 23/06/2012 à 11h24
Profession : Médecin
« L’hôpital compte 100 000 médecins. Il représente près de 45% des dépenses de santé alors qu’il ne réalise que 25% des actes thérapeutiques (rapport de l’IGAS). Le plan Hôpital 2007/2012 a permis de continuer de moderniser certains hôpitaux, mais sans interdire les projets pharaoniques, ni développer l’ambulatoire. Cela explique en grande partie le développement de certains"déserts"... Le coût des actes chirurgicaux pratiqués en clinique privée est inférieur. Mais nombre d'entre elles ont disparu. Elles assuraient les gardes et les urgences*. Une appendicectomie ou un accouchement pratiqués à l’hôpital coûtent en moyenne 1500 euros de plus qu’en clinique privée. La prise en charge des accouchements par l’hôpital coûte chaque année 500 millions d’euros de plus qu’au paravent (Cour des Comptes). Il va falloir reconvertir ou fermer 45 000 lits et 40% des surfaces hospitalières (600 000 chambre, 60 millions de m2: Cour des Comptes). Cela n’a pas empêché la construction du monstrueux hôpital Sud-francilien de Corbeil-Essonnes-Evry. Plus de 1 000 lits, mais les 2/3 sont inoccupés faute de personnel soignant. Il a nécessité plus de 400 000 m3 de terrassements. Le recrutement "international" de 30 000 médecins a permis d’éviter la fermeture de nombreux hôpitaux, mais leur qualité est irrégulière car nombre d’entre eux ne sont pas issus de notre cursus. Le "tout Hôpital" détruit notre système en tuant les libéraux N.B. J'ai pris en charge avec mon équipe libérale en clinique conventionnée et au tarif opposable 132 000 urgences de nuit comme de jour en 32 ans d'activité. »
Le 23/06/2012 à 09h28
Profession : Médecin
« Il n'y a pas que dans les hôpitaux !! En Corrèze, depuis janvier 2009, il n' y a plus de médecin de garde entre 0 et 8h. »
Le 22/06/2012 à 20h32
Profession : Médecin
« En région parisienne non plus la veille d'un jour férié. J'ai eu la mauvase idée de m'adresser, en tant qu'ancien Pédiatre de la ville, à un hôpital Militaire renommé du 92-sud. Arivée le samedi 24.12.2010 à 11H, j'ai été opérée le 25.12. à 15 H. sans aucun médicament que du Doliprane, aucun antithrombotique........... .la suite était une embolie pulmonaire. Je n'étais qu'un civil , voilà pourquoi, il faut croire. Docteur N.E. »

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