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PDS en cliniques : les médecins spécialistes des Pays de la Loire en grève

 05/10/2012
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Ils avaient prévenu. Face à l’indifférence et au « dédain » de l’ARS des Pays de la Loire qui se refuse à rémunérer leurs astreintes de PDS, de nombreux médecins spécialistes exerçant en établissements privés ont décidé de se mettre en grève. L’URPS-médecins libéraux (Union régionale des professionnels de santé) de la région soutient et « accompagne le mouvement de contestation » qui débute aujourd’hui.

À partir de ce soir, et jusqu’à la fin du week-end, les spécialistes assurant leur garde en établissement privé transféreront donc vers le CHU toutes les urgences arrivant dans leur service, et nécessitant un avis de spécialiste.

Les esprits s’échauffent

Pour le Dr Patrick Gasser, gastro-entérologue à la Nouvelle Clinique de Nantes (NCN) et président de l’URPS, « le schéma cible de l’ARS prend effet au 1er octobre, et comme nous le craignions, il ne rémunère les gardes des spécialistes en établissement privé que pour la chirurgie digestive, la chirurgie orthopédique et l’anesthésie. Il n’y a rien notamment pour l’urologie et pour la chirurgie vasculaire ».

Le mouvement risque cependant d’être inégalement suivi, reconnaît Patrick Gasser. Les spécialistes de la clinique de l’Anjou, à Angers, semblent très remontés et comptent appliquer le mot d’ordre à la lettre. Mais dans les quatre autres établissements privés des Pays de la Loire accueillant les urgences (centre médico-chirurgical du Mans, la clinique St Charles à La Roche/Yon, la polyclinique du Maine à Laval, et la nouvelle clinique nantaise à Nantes), « le succès du mouvement est encore difficile à prédire », précise le praticien. « Pour l’instant, nous nous en tenons à ce mouvement de grève d’un week-end, prévient-il, mais les esprits s’échauffent. Nous n’en faisons pas seulement une question d’argent, mais aussi de reconnaissance ».

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 8 commentaires
 
Le 09/10/2012 à 14h22
Profession : Médecin
« Arrêtons de nous faire "pigeonner". »
Le 07/10/2012 à 15h16
Profession : Médecin
« A étendre sur toute la France. »
Le 06/10/2012 à 12h25
Profession : Médecin
« Ils seraient alors bon que l'ars qui a decidé de l'offre des soins et de l'ouverture de ses gardes spécialisés privées aillent jusqu'au bout de son raisonnement, c'est à dire demande aux hopitaux de lui reverser les indemnités de gardes des médecins spécialistes hospitaliers, et que ces émoluments soient ôtés de la fiche de paye de tous les médecins hospitaliers (internes, chefs de cliniques, praticiens hospitaliers) sans oublier toutes les indemnités des administratifs ! »
Le 06/10/2012 à 12h09
Profession : Médecin
« Bravo ! Tous dans la rue ! »
Le 06/10/2012 à 10h18
Profession : Médecin
« S'ils souhaitent absolument participer à la PDS, ils peuvent participer à celle du CHU... :-) Plus sérieusement, on a le même problème chez nous : diminuer le coût de la PDS, rassembler les forces du public et du privé, mais cela pose des problèmes médicaux (patients suivis par un praticien et pris en charge en urgence par un autre; dossier médicaux non communiquants). Le DMP pourrait améliorer cela. »
Le 06/10/2012 à 07h13
Profession : Médecin
« Et encore bravo. »
Le 05/10/2012 à 19h00
Profession : Médecin
« Comment peut-on assurer des gardes chir et méd de qualité sans imagerie? »
Le 05/10/2012 à 15h05
Profession : Pharmacie
« Bravo ! »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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