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Malakoff Médéric lance un comparateur d’hôpitaux en ligne

 10/07/2012
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Où adresser ses patients pour une hospitalisation programmée ? L’hôpital de la ville voisine pratique-t-il régulièrement tel type d’intervention ? Avec succès ? Le groupe mutualiste Malakoff Médéric propose au corps médical des éléments de réponse, avec son comparateur d’hôpitaux en ligne (www.comparhospit.fr). Le site, jusqu’à présent réservé aux assurés du groupe, est dorénavant ouvert à tous.

Plusieurs indicateurs ont été retenus pour établir ce « benchmarking » : le niveau de certification attribué par la Haute autorité de santé, le score agrégé ICALIN reflétant les efforts engagés par l’établissement pour lutter contre les infections nosocomiales, les indicateurs IPAQSS (pour l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins) élaborés par les pouvoirs publics, mais aussi le PMSI détaillé, le volume d’actes, le recrutement de patients hors du département, la durée moyenne de séjour, ou encore le ratio de séjours lourds ainsi que le taux de séjours ambulatoires.

L’opinion des patients est également prise en compte : 18 000 notes, établies à partir de critères d'évaluation validés par le CISS (collectif interassociatif sur la santé), et 9 000 commentaires modérés ont été collectés.

Un outil qui s’adresse aussi au grand public

En cliquant sur l’onglet « activer le système expert », le praticien peut affiner la recherche, et choisir l’acte de la CCAM (classification commune des actes médicaux) qui l’intéresse. Le comparateur lui fournira la liste des établissements les plus proches qui pratiquent ce type d’acte, tout en les comparant entre eux. « Notre comparateur vise à faciliter l’orientation des patients par leurs médecins, expose Laurent Borella, directeur santé du groupe Malakoff Médéric. Cela peut créer de l’émulation entre les hôpitaux si les équipes se comparent entre elles. Il n’existe pas vraiment aujourd’hui d’équivalent sur Internet.Hospidiag [l’outil fabriqué par l’Agence nationale d’appui à la performance hospitalière, NDLR] évalue surtout la gestion et la performance économique des établissements. Le système de santé français manque de transparence s’agissant de la qualité des soins ».

L’outil s’adresse également au grand public. Le ministère de la Santé promet depuis plusieurs années un classement officiel des établissements de santé... pour l’heure inexistant. Les palmarès des magazines fournissent une photographie à un instant précis. « Notre objectif est d’éclairer les patients dans leur choix pour une hospitalisation programmée à l’aide de données actualisées en permanence, reprend Laurent Borella. Aucun hôpital, par exemple, ne renseignera directement un patient sur sa durée moyenne de séjour pour telle ou telle pathologie. Or la durée de séjour est un critère de sécurité : plus l’hospitalisation est courte, plus le risque d’infection nosocomiale est faible ».

› D. CH.

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 24/08/2012 à 22h16
Profession : Médecin
« Évaluation professionnelle »
Le 11/07/2012 à 19h21
Profession : Etudiant
« "le systeme de sante français manque de transparence s'agissant de la qualité des soins", tout autant que s'agissant de la qualité des remboursements eu égards aux contrats chez Malakoff Mederic. Il est préférable de montrer la paille dans l'oeil de l'autre que la poutre dans le sien. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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