Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Le secteur privé davantage pratiqué mais moins lucratif pour l’AP-HP en 2010

 19/07/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

À l’heure où le gouvernement se penche sur le secteur privé à l’hôpital, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) publie un rapport instructif consacré à l’activité libérale menée dans ses 37 établissements en 2010.

Principal enseignement de ce document : le secteur privé continue de progresser. Le nombre de contrats signés par des praticiens avec l’AP-HP a augmenté de 5,8 % contre 3 % l’année précédente.

Toutefois, il ne concerne toujours qu’une minorité de praticiens hospitaliers : à l’AP-HP, seuls 6,2 % des 5 830 médecins facturent des honoraires (1). Huit médecins sur dix (301 sur 367 contrats) pratiquent 20 % (le seuil maximal autorisé) de leur temps hebdomadaire en libéral et deux se contentent de 10 % de leur temps. Pour les contrats dont le seuil est fixé 20 %, les disciplines les plus représentées sont la chirurgie orthopédique (11 %), la chirurgie générale et digestive (10 %), la gynécologie-obstétrique (10 %) et l’urologie (9 %). Et 67 % des chirurgiens PU-PH et MCU-PH pratiquent une activité privée, soit 157 médecins.

Nouveauté : de plus en plus de praticiens hospitaliers (PH) ont une activité privée. Celle-ci est traditionnellement pratiquée par des professeurs et des maîtres de conférence (PU-PH et MCU-PH), ainsi incités à participer à l’excellence hospitalière. En 2010, sur les 367 médecins de l’AP-HP qui exercent en libéral, 80 sont des PH, soit 22 % de l’ensemble. C’est trois points de plus qu’en 2008. A contrario, les PU-PH ne représentent plus « que » 73 % des médecins à avoir des consultations privées en 2010, contre 77,4 % en 2008.

Un million d’euros en moins engrangé en 2010.

Second enseignement majeur : les bénéfices que retirent les hôpitaux de cette activité privée sont en baisse. En 2010, les hôpitaux de l’AP-HP ont pu mettre en recouvrement près de 5 millions d’euros, soit une diminution de 15 % par rapport à 2009, ou l’AP-HP avait engrangé un peu plus de six millions d’euros grâce à l’exercice privé. La redevance reversée par chaque praticien à l’hôpital pour le prêt et l’utilisation des locaux est calculée en fonction d’un pourcentage sur les honoraires perçus. Ces taux varient selon l’acte : de 16 % pour une consultation, ils grimpent à 60 % pour les actes d’imagerie, de radiothérapie, de médecine nucléaire et de biologie, et sont fixés à 25 % pour les actes restants.

› A. B.-I.

(1) Seuls les praticiens statutaires à temps plein sont autorisés à exercer une activité libérale à l’hôpital. Ils doivent exercer une discipline similaire dans le même hôpital, ne pas excéder en libéral 20% de la durée de service hospitalier hebdomadaire et ne pas dépasser en libéral le nombre de consultations et d’actes effectués au titre de l’activité publique.

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 24/07/2012 à 19h13
Profession : Médecin
« Plus d'activité privée et moins de rentrées financières pour l'APHP alors qu'on a changé le mode de reversement à l'hôpital, chercher l'erreur... »
Le 19/07/2012 à 20h11
Profession : Médecin
« Normal »

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.