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Le centre hospitalier d’Ajaccio placé sous administration provisoire

 27/07/2012
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Le ministère de la Santé a décidé, en accord avec l’agence régionale de santé (ARS) de Corse, de mettre le centre hospitalier (CH) d’Ajaccio sous administration provisoire à partir du 30 juillet 2012 pour en redresser ses finances.

Selon la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), la situation économique du CH s’est aggravée en 2011 et au premier semestre 2012, l’endettement s’est creusé, et la trésorerie est dégradée. Dans ce contexte, l’État juge impossible la reconstruction de l’hôpital, pourtant indispensable.

Deux inspecteurs généraux des affaires sociales (IGAS) et un conseiller général des établissements de santé (CGES) sont chargés de guider l’établissement vers un équilibre financier durable, afin qu’il puisse autofinancer une partie de sa reconstruction, largement subventionnée par l’État. Ils accompagneront les personnels dans la réorganisation qu’implique le contrat de retour à l’équilibre (CRE). Les administrateurs conduiront enfin les opérations préalables à la reconstruction de l’hôpital : mise en place d’un calendrier, respect du budget, et redéfinition d’un projet médical adapté aux besoins de santé de la population et orienté vers les prises en charge ambulatoires.

› C.G.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 27/07/2012 à 18h34
Profession : Médecin
« Et le monstrueux hôpital Sud Francilien ??????????? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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