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Hôpital : les CHU de Toulouse et Lille en tête du palmarès national du « Point »

 23/08/2012
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Jeudi, l’hebdomadaire « Le Point » a une nouvelle fois classé en tête de son palmarès 2012 des 50 meilleurs hôpitaux publics de France les CHU de Toulouse (1er) et de Lille (2e), étudiés comme les autres pour la qualité de 63 spécialités médicales et chirurgicales (prothèse de hanche, prise en charge des AVC, cancer du sein, etc.).

On retrouve aussi au tableau d’honneur le CHU de Bordeaux (qui conserve sa 3e place), les hôpitaux universitaires de Strasbourg (en hausse), le CHU de Montpellier (inchangée), les CHU de Nantes et de Tours (tous deux en hausse), La Pitié-Salpêtrière-Paris (en baisse), les CHU de Rennes, Nice, Rouen, Grenoble, Amiens, Clermont-Ferrand et Nancy. Le groupe hospitalier Saint-Joseph de Paris (50e) ferme le ban.

Pour la première fois depuis 1998, les quatre établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) sont absents du classement, non pour cause de mauvais résultats, mais parce que la direction aurait refusé de transmettre les données nécessaires, rapporte « Le Point ». L’hebdomadaire consacre un long article à l’AP-HM, troisième groupe hospitalier de France, qui en dit long sur ses difficultés.

En parallèle à l’hôpital public, le magazine établit le classement des 50 meilleures cliniques privées, en prenant en compte 37 spécialités. Le centre hospitalier privé Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) conserve sa première place, suivi des Nouvelles cliniques nantaises (Nantes) et de l’hôpital privé Jean-Mermoz de Lyon.

› A. B.-I. (avec l’AFP)

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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