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Hôpital : le personnel de l’Hôtel-Dieu mobilisé pour ses urgences

 07/09/2012
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Près de 250 manifestants (personnels, usagers, syndicalistes et élus du Front de gauche) se sont réunis jeudi devant l’Hôtel-Dieu pour protester contre la menace de fermeture qui pèse sur le service d’urgences de l’hôpital parisien.

Depuis cet été, les syndicats dénoncent le démantèlement amorcé de l’Hôtel-Dieu, plus ancien établissement hospitalier de la capitale et symbole de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). « Nous avons découvert mi-juillet que la direction émettait le souhait de fermer les urgences et, à terme, l’Hôtel-Dieu pour y installer les bureaux de la direction générale et vendre les bâtiments de l’avenue Victoria », lieu de l’actuel siège de l’AP-HP, a affirmé jeudi Yann Flécher, responsable de l’Usap-CGT.

D’après le syndicaliste, la fermeture de l’Hôtel-Dieu aurait pour conséquence la suppression de 1 400 postes. « La situation de l’Hôtel-Dieu est symbolique de la destruction de l’AP-HP, plus grand CHU d’Europe, qui dérange par sa grandeur et par son poids », a-t-il ajouté.

« Aucune décision n’est prise », indique la direction

Les syndicats croient savoir que la décision de fermeture des urgences devrait être prise lors du conseil de surveillance du 26 septembre. Une information démentie par la direction de l’établissement. « Aucune décision n’est prise », a encore souligné l’hôpital, précisant « qu’une réflexion est en cours avec les représentants élus de la communauté médicale du groupe hospitalier Cochin - Hôtel-Dieu et la commission médicale d’établissement » (CME).

L’Hôtel-Dieu couvre un bassin de vie de neuf arrondissements du centre de Paris, soit environ 370 000 Parisiens. Selon la CGT, le service d’urgences accueille chaque année 120 000 patients.

› A. B.-I. (avec l’AFP)

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 15/09/2012 à 23h53
Profession : Médecin
« C'est faux, l'hôpital public, c'est 34,8% du budget de la santé, il y a 45000 PH, 277 910 lits en 2008... Pourquoi le commentaire ci-dessus est il mensonger, pourquoi l'a-t-on laissé passer ? »
Le 07/09/2012 à 19h43
Profession : Médecin
« Nos hôpitaux, c'est 60 millions de m2 / 600 000 chambres : 24 millions de déficit* / 45 % du budget santé pour 25% des soins assurés par 100 000 Médecins. Croyez-vous que l'on puisse les moderniser, développer la chirurgie ambulatoire sans fermer certains établissements et vendre une partie de leurs patrimoines (immeubles, domaines, vignobles, forêts, appartements de fonction). - * Certains directeurs ont souscrit des prêts toxiques... d'autres sont chargés de mission par M. Touraine... »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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