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Est parisien : une renaissance pour la maternité des Lilas

 20/09/2012
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« On voit enfin la lumière ». Le Dr Marie-Laure Brival, chef de service d’obstétrique à la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis) peut souffler. L’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a accepté de débloquer l’aide à l’investissement de six millions d’euros pour la reconstruction de l’établissement, prévue de longue date par le plan Hôpital 2012. C’est la fin d’une longue lutte pour l’emblématique maternité de l’Est parisien.

L’année dernière, l’ARS avait marqué un coup d’arrêt à la restructuration de l’établissement. « La maternité souffrait depuis plusieurs années d’un trop grand isolement et d’une fragilité de gouvernance qui obéraient sa capacité à mener une opération immobilière de reconstruction pourtant nécessaire, compte tenu de la vétusté de ses locaux », justifie l’agence francilienne dans un communiqué. Il fallait privilégier un « adossement [administratif] à une autre structure de son environnement » afin de solidifier l’ensemble, indique encore la tutelle régionale.

C’est chose faite depuis mercredi et la fusion du conseil d’administration de l’hôpital privé à but non lucratif avec celui du Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, établissement de santé d’intérêt collectif (ESPIC) privé à but non lucratif. Sur ces bases, l’ARS a bien voulu délier les cordons de la bourse.

« Rapprochement avec les Diaconesses »

« Après trois ans de mobilisation, c’est un très beau dénouement pour nous, se félicite le Dr Marie-Laure Brival, qui a été pendant des années la porte-parole du collectif de soutien de la maternité. Ce rapprochement avec les Diaconesses va donner une nouvelle force aux Lilas. On s’agrandit, on passe de 1700 à 2500 accouchements par an mais nous conservons toute notre indépendance ».

Les deux partenaires ont réussi à trouver un accord qui n’aura pas d’influence sur le projet médical des Lilas, explique le Dr Brival. « C’était vraiment la pierre d’achoppement entre nous, qui défendons le droit des femmes, l’orthogénie, l’IVG et la contraception et les Diaconesses, institution religieuse aux valeurs autres », indique le médecin.

Les premiers coups de pioche devraient être données dans trois mois, l’ARS confirmant que « la validation du projet de reconstruction devrait permettre à la maternité de contracter les emprunts nécessaires à l’acquisition du nouveau terrain ». Le nouvel établissement devrait ouvrir ses portes en janvier 2015.

› ANNE BAYLE-INIGUEZ

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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