Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Deux hôpitaux italiens suppriment l’eau minérale

 21/09/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

Plus d’eau minérale gratuite, de sel, de poivre, d’huile. Et surtout, plus de parmesan, de yoghourts et de confiture au petit déjeuner. Depuis trois jours, les patients hospitalisés dans deux structures publiques importantes de la ville de Crémone (nord) sont soumis à un régime strict. Non pas pour des raisons de santé mais plus simplement, par souci d’économie. Pour éviter à la Péninsule d’être dévorée à la sauce grecque, le gouvernement de technocrates de Mario Monti a en effet adopté plusieurs mesures d’austérité qui frappent de plein fouet la plupart des hôpitaux italiens.

Réduire les dépenses

Selon ces plans de rigueur, les structures publiques italiennes doivent dépenser moins et mieux. L’objectif fixé par le gouvernement est d’obliger les établissements à réduire leurs dépenses de 5 %. Soit l’équivalent d’un million deux cent mille euros d’ici à la fin de l’année en ce qui concerne les deux hôpitaux de Crémone. Une mission a priori impossible. « Nous avons d’abord essayé de renégocier les contrats avec les fournisseurs. Mais nos propositions n’ont pas été acceptées », explique Luigi Ablondi, directeur général de l’hôpital Maggiore.

La direction aurait pu revoir les menus des patients en éliminant les aliments les plus coûteux. « C’est trop compliqué car nous devons respecter des normes précises quant à la qualité, la typologie et la diversité des denrées prévues par les spécialistes », analyse Luigi Albondi. Du coup, le directeur général a opté pour une décision « difficile mais obligatoire ». Les patients devront acheter les bouteilles d’eau vendues 40 centimes pièce dans les distributeurs disséminés le long des couloirs de l’établissement. Pour le reste, ils devront se retourner vers leurs familles.

Les syndicats protestent

Selon les responsables des deux hôpitaux touchés par l’adoption de ces mesures d’austérité, des coupes seront aussi effectuées au niveau des services de nettoyage comme la teinturerie et des fournitures de bureau. Mais l’introduction de ces dispositifs inquiète au plus haut point les syndicats. « Les décisions adoptées démontrent les effets négatifs du plan de réduction des dépenses publiques », estime la confédération générale italienne du travail (CGIL) dans un communiqué publié mercredi dernier. Selon le premier syndicat italien qui compte quelque 6,5 millions d’adhérents, « les précaires et les citoyens sont les premiers à payer le prix fort ». Pour protester contre la « politique d’appauvrissement des Italiens du gouvernement Monti », la CGIL a organisé une manifestation le 28 septembre prochain à Rome.

› ARIEL F. DUMONT, à Rome

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 22/09/2012 à 16h42
Profession : Pharmacie
« C'est connu, en France, nous avons le meilleur système de santé et nos malades ont le meilleur petit-déjeuner !!! - Profession : Praticien de la santé »

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.