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Démographie, tarifs : l’AAL alerte sur la « disparition programmée » de l’anesthésie libérale

 28/08/2012
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Les anesthésistes de l’AAL (une des trois composantes du syndicat Le BLOC, majoritaire parmi les spécialités de plateaux techniques) alertent le gouvernement sur le risque de « disparition » de l’anesthésie réanimation libérale dans notre pays, alors que les négociations conventionnelles tripartites (assurance-maladie, médecins, complémentaires) sur l’encadrement des dépassements d’honoraires doivent reprendre le 5 septembre.

L’AAL souligne en particulier la démographie déclinante de cette spécialité (la moyenne d’âge en libéral est de 55 ans, un anesthésiste sur deux prendra sa retraite d’ici à 10 ans) et rappelle le peu d’appétence des jeunes médecins pour l’exercice libéral. « Les négociations conventionnelles (...) sont sans doute la dernière chance pour le gouvernement, par l’intermédiaire de la CNAM, d’inverser cette tendance en mettant à niveau des tarifs désuets de la Sécurité sociale pour les actes d’anesthésie réanimation (certains n’ont pas été revalorisés depuis 30 ans), en reconnaissant enfin l’investissement de la profession dans la prise en charge de la douleur périopératoire, dans le développement des nouvelles techniques anesthésiques et celui de la chirurgie ambulatoire », insiste l’AAL.

Les négociations qui se profilent en médecine libérale porteront sur les dépassements abusifs (définition, sanctions), la régulation du secteur II, la mise en place d’un nouveau contrat d’accès aux soins et la valorisation de certains tarifs opposables.

› C. D.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 28/08/2012 à 22h24
Profession : Médecin
« 50 euros la CS de 3 à 5 min en préop à Valenciennes ! On remplit la fiche en salle d'attente ! »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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