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Apaisement du climat social à l’hôpital Sud francilien

 03/07/2012
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Le changement de direction à la tête du centre hospitalier Sud francilien (CHSF) a calmé les esprits. Le nouveau directeur, Jean-Michel Toulouse, a reçu l’équipe d’orthopédie ce mardi, au lendemain de sa prise de fonctions. Les chirurgiens font part d’« avancées notables ». Soulagés par ces « bonnes intentions », ils abandonnent l’idée de se lancer dans une grève de la faim collective.

Mais l’idée n’est pas définitivement écartée. Huit lits supplémentaires doivent ouvrir en septembre dans le service ; l’équipe d’orthopédie, qui fonctionne déjà à flux tendu, espère que les recrutements suivront. Le chef du service, le Dr Henri Lelièvre, ajoute : « Les personnels se réservent la possibilité de recourir à cette arme [la grève de la faim] pour obtenir que la demande de commission d’enquête parlementaire sur le contrat de partenariat public privé liant le CHSF à Eiffage, déposée par Jacqueline Fraysse [députée communiste des Hauts-de-Seine], ne soit pas enterrée ».

› D. CH.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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