Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Accès aux soins : Touraine réaffirme ses priorités, négociation spécifique en vue sur le secteur privé à l’hôpital

 21/06/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

Le 66e congrès du Syndicat des managers publics de santé (SMPS) se tient aujourd’hui jeudi et demain vendredi à Angers. La ministre de la Santé devait y prononcer un discours attendu, quelques jours après l’annonce, par François Hollande, d’une nouvelle loi hospitalière dont le contenu reste pour l’heure méconnu.

Retenue à Paris pour la recomposition du gouvernement, Marisol Touraine s’est fait représenter par François-Xavier Selleret. C’est donc le directeur général de l’offre de soins (DGOS), ancien « dircab » de Xavier Bertrand, qui a lu à l’assistance le message délivré par la ministre socialiste. Marisol Touraine a rappelé que l’accès aux soins reste sa priorité numéro un. « Une négociation conventionnelle sera très prochainement engagée » dans le but de limiter les dépassements d’honoraires, a rappelé la ministre, sans toutefois préciser le calendrier.

Vers la fin des dépassements « excessifs »

La question du secteur privé à l’hôpital fera quant à elle l’objet d’une « négociation spécifique ». Les dépassements « excessifs » sont « incompatibles » avec le service public hospitalier, a observé la ministre.

L’arrêt de la convergence tarifaire entre les établissements de santé publics et privés, autre promesse de campagne, sera bel et bien mise en œuvre, et la tarification à l’activité sera « revisitée dès le PLFSS 2013 » (le projet de loi de financement de la Sécurité sociale).

Il s’agira de promouvoir les coopérations et les pratiques vertueuses via la pertinence des actes, a explicité la ministre, qui s’est par ailleurs engagée à « remettre de la sérénité » à l’hôpital, en renforçant notamment le rôle de la CME (commission médicale d’établissement) et de son président.

› DELPHINE CHARDON

 
Les Commentaires | 6 commentaires
 
Le 22/06/2012 à 17h28
Profession : Médecin
« "Je serais curieuse d'assister aux repas de famille chez les Touraine. Philippe, frère de Marisol, est chef de service à la Pitié. À combien s'élèvent ses honoraires en privé ?" Il suffit d'interroger : AMELI. La réponse : 130 Euros pour une consultation forcément longue, rien d'extraordinaire. »
Le 22/06/2012 à 11h56
Profession : Médecin
« J'ajouterais même que les dépassements d'honoraires sont une aubaine pour le service public qui voit de l'argent des mutuelles remplir ses caisses. Combien de personnes sans prise en charge complémentaire vont en secteur 2 ?!! »
Le 22/06/2012 à 10h40
Profession : Médecin
« L'éventuelle suppression du SP à l'hôpital est un piège pour les gros malins qui ne font pas de privé (quelle qu'en soit la raison) : ils vont aussitôt perdre leur prime de "service public exclusif", puisque l'option inverse aura disparu et que tous les PH seront dans ce cas ! »
Le 21/06/2012 à 23h19
Profession : Médecin
« Je serais curieuse d'assister aux repas de famille chez les Touraine. Philippe, frère de Marisol, est chef de service à la Pitié. À combien s'élèvent ses honoraires en privé ? Il suffit d'interroger ses patientes....et de s'interroger en général sur le sens du mot "démesure". »
Le 21/06/2012 à 22h57
Profession : Médecin
« La destruction de la médecine est en marche. Les hospitaliers vont quitter l'hôpital en courant, et les jeunes médecins non installés vont chercher des lieux d'installation moins contraignants, ou choisir la solution de facilité moins onéreuse des remplacements. »
Le 21/06/2012 à 20h44
Profession : Médecin
« Foutaise de discours politicards insupportable. Mémoire de poisson rouge de nos politiques oubliant complètement l'absence de revalorisation d'honoraires initialement prévue, ainsi que la possibilité pour la grande majorité des français de se faire soigner "gratuitement" en secteur 1, refusée par la plupart des patients qui assimilent les tarifs actuels à des prestations bas de gamme (compréhensible, le coiffeur du quartier prend plus cher...) »

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.