Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

7 502 postes d’internes ouverts à la rentrée

 16/07/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

L’arrêté fixant la répartition des internes par CHU et par spécialité à la prochaine rentrée universitaire est paru samedi au « Journal officiel » (1). Le ministère des Affaires sociales et de la Santé a décidé d’ouvrir 7 502 postes en novembre répartis comme suit : médecine générale (3 543), spécialités médicales (1 508), spécialités chirurgicales (660), anesthésie-réanimation (410), biologie médicale (101), gynécologie médicale (30), gynécologie-obstétrique (206), médecine du travail (153), pédiatrie (301), psychiatrie (499) et santé publique (91).

Ce résultat brut est en baisse de 1,19 % par rapport à 2011 mais il cache plusieurs réalités.

Le gouvernement Ayrault a en effet modifié l’équilibre général des postes entre la médecine générale (47,2 %) et les autres spécialités (52,8 %). Ces dernières années, le nombre de postes ouverts était quasi équivalent entre la médecine générale et les autres spécialités.

400 postes en moins en médecine générale.

La médecine générale voit en effet son nombre de postes baisser de façon drastique (de près de 10 %) alors que le précédent gouvernement prévoyait de former 4 206 internes dans cette discipline selon ses projections pluriannuelles publiées en juillet 2010.

« Cette baisse est le résultat d’un arrêté paru l’été dernier qui limite le redoublement des étudiants, explique Emmanuel Bagourd, président de l’Intersyndicale nationale autonome représentative de médecine générale (ISNAR-IMG). Près de 400 postes de moins seront ouverts à la rentrée mais la médecine générale devrait avoir à peu près autant d’internes formés. » Du fait de la limitation du nombre de redoublants, de nombreuses facultés du nord de la France, qui ne faisaient pas le plein jusqu’à présent, devraient voir les postes ouverts réellement pourvus.

L’an prochain, hormis la médecine générale et la gynécologie médicale dont les effectifs en formation resteront à l’équilibre, la très grande majorité des spécialités connaît une augmentation. Comme l’an dernier, les spécialités médicales bénéficient de ce réajustement avec 11 % de postes supplémentaires. La médecine du travail (+23,4 %), la biologie médicale (+14,8 %), la psychiatrie (+7,3 %) et l’anesthésie-réanimation (+7 %) connaissent également une hausse sensible de leurs effectifs. Celle-ci est moins prononcée pour les spécialités chirurgicales (+4,3 %) et la gynécologie obstétrique (+3 %).

Des facultés saturées.

Cette situation n’est pas sans poser de problèmes pour l’enseignement de ces disciplines. « Nous subissons la hausse du numerus clausus des dernières années, explique François Petitpierre, président de l’Intersyndicat national des internes des hôpitaux (ISNIH). Les capacités de formation dans certaines spécialités sont saturées et des facultés luttent pour former le moins d’internes possible. Il faudra en tenir compte lors de l’élaboration des prochains numerus clausus. »

En poussant l’analyse à l’échelle régionale, l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) constate toutefois que cette répartition s’illustre par la diminution importante de nouveaux internes dans plusieurs villes : Besançon (-25,8 %), Dijon (-14,2 %), Caen (-12,2 %), Rouen (-11,6 %) et Clermont-Ferrand (-11,3 %). « La question du renouvellement des médecins dans ces départements se pose cruellement et une telle diminution posera de réels problèmes », affirme l’ANEMF. Au contraire, dans plusieurs facultés, les capacités de formation seront soumises à rude épreuve avec une nouvelle augmentation des effectifs, estiment les étudiants : ce sera le cas à Aix-Marseille, en Île-de-France, en Antilles-Guyane, à Nice et à Poitiers. « Ces CHU trouveront-ils suffisamment de terrains de stage et de personnel enseignant pour que tous ces internes soient suffisamment et efficacement encadrés », s’interroge l’ANEMF.

› CHRISTOPHE GATTUSO

Un deuxième arrêté est paru samedi, qui précise la répartition pluriannuelle des postes d’internat pour la période 2012-2016 mais il n’a qu’une valeur indicative, le gouvernement ajustant tous les ans la répartition définitive de ces postes par CHU et par filière.

 
Les Commentaires | 3 commentaires
 
Le 22/07/2012 à 01h24
« Quel est le nombre de postes en pneumo à Nancy! »
Le 16/07/2012 à 23h34
Profession : Etudiant
« 1) 7658 - 2) aucune idée - 3) la répartition commence le 1er septembre il me semble - 4) je le pense - 5) étant donnée que le redoublement est quasiment interdit après avoir passer les ENC sauf dérogation, la plupart des étudiants ont choisi de doubler la D4 avant de se présenter aux épreuves (du moins c'est le cas pour ma fac). »
Le 16/07/2012 à 19h19
Profession : Médecin
« J'ai 5 questions : 1) Combien d'étudiants ont-ils passé l'ECN ? 2) Quelles sont les différentes notes du dernier reçu ? 3) A quel rang a été choisi le dernier poste en chirurgie ? 4) Y a-t-il eu comme chaque année 100% de reçus ? 5) Combien ont choisi de redoubler ? »

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.