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Ostéopathie : le gouvernement veut revoir l’encadrement de la formation

 23/07/2012
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Dominique Bertinotti, ministre déléguée chargée de la famille a indiqué que le gouvernement allait « réengager très rapidement un travail sur l’encadrement réglementaire » de l’ostéopathie. Les pouvoirs publics entendent revoir le volet de la formation et l’encadrement des écoles. « L’augmentation du nombre d’écoles et de professionnels en exercice nous alerte sur les risques en matière de santé », a déclaré la ministre déléguée en réponse à une question de Maryvonne Blondin, sénatrice socialiste du Finistère.

« Le secteur de l’ostéopathie s’est considérablement développé ces dernières années, dans des conditions non satisfaisantes », a-t-elle ajouté. Plus de 17 000 professionnels exercent l’ostéopathie et 74 écoles ont été agréées par le ministère de la Santé ces dernières années.

La Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) se réjouit que le gouvernement n’enterre pas ce dossier. Elle s’inquiète toutefois de certains propos qui précisent que « l’ostéopathie [est] une profession médicale » et demande de différencier clairement la formation, les actes, la dénomination et les règles d’affichage entre les ostéopathes professionnels de santé et les ostéopathes non professionnels de santé.

› CH. G.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 23/07/2012 à 11h08
Profession : Médecin
« Enfin... ! »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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