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Le conseil de Clémence Lepelletier, major de promo aux ECN 2012 : « s’accrocher malgré tout »

 17/07/2012
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Joli cadeau d’anniversaire. C’est le jour de ses 24 ans, le 11 juillet, que Clémence Lepelletier a découvert qu’elle était major de sa promotion aux épreuves classantes nationales (ECN). Comment expliquer une telle performance ? Quelle différence entre les 8 267 autres candidats et la jeune étudiante de Paris VI ?

« Beaucoup de chance le jour J », commente, modeste, la nouvelle interne. Chose extrêmement rare, deux sujets sur neuf portaient sur la « dermato», la matière que Clémence Lepelletier apprécie le plus. « Et vraiment, qui ne tombe jamais », commente-t-elle, à la fois ravie et surprise de sa bonne fortune.

Révisions par SMS

Mais le hasard ne fait pas tout. Le travail, la rigueur sont aussi pour beaucoup dans les excellents résultats de Clémence, qui a obtenu 845,7 points sur 1000. École de « prépa privée », participation à un « petit groupe de sous colle » et interrogation quotidienne par… SMS. « Cette année, les questions fermées étaient à la mode, explique-t-elle. Du coup, on s’est envoyé quotidiennement avec mes deux amis de révisions une question à laquelle il fallait répondre de manière concise. C’était un bon exercice pour celui qui envoyait le texto comme pour celui qui le recevait. »

La méthode, qui permet de brasser largement le programme, semble fonctionner : « L’un de mes amis est arrivé dans les 500 premiers aux ECN, alors qu’il était vraiment moins bien classé au concours blanc », confie la jeune femme. La preuve, pour elle, qu’il faut « s’accrocher malgré tout. »

Son avenir ? La timide Clémence n’y pense pas trop pour l’instant. « J’aimerais être dermatologue, mais je n’ai pas de plan de carrière bien défini. La seule certitude, c’est que je reste à Paris, où se déroule ma vie. »

› ANNE BAYLE-INIGUEZ

 
Les Commentaires | 4 commentaires
 
Le 18/07/2012 à 11h16
Profession : Médecin
« Il semblerait que la méthodologie du concours ECN ait changé cette année et que seules certaines facultés étaient au courant (cf le commentaire de la major 2012 sur la mise en place de questions fermées contrairement aux années précédentes). La plupart des conférences reconnues à PARIS (Hippocrate ou Hermes) n'ont absolument pas donné la méthodologie sur ce nouveau schéma et les étudiants qui ont travaille sur le type de méthodologie prônée par les conférenciers ont été pénalisés de fait. Je souhaiterais savoir par quel biais certaines fac ont été prévenues de la modification de la forme du concours. »
Le 18/07/2012 à 10h22
Profession : Médecin
« Félicitations sans réserves à notre major. Ardent défenseur de l'enseignement universitaire publique, je n'en constate pas moins que, depuis des années, nos facultés ne peuvent ou ne veulent mobiliser les moyens humains qui rendraient sans objet les formations privées. » Un prof de médecine
Le 18/07/2012 à 00h20
Profession : Médecin
« Les prépa (conf) privées ont des concours d'entrée ce qui explique partiellement leurs résultats. C'est biaisé car les meilleurs étudiants de la promo y sont. Elles n'ont pas besoin de pub mais offrent un plus avec des conférenciers jeunes ayant réussi l'enc récemment ayant une vision différente (plus portée sur l'efficacité) que les enseignants de la faculté. Ca n'enlève rien à la performance du major ! Bravo à elle. »
Le 17/07/2012 à 20h13
Profession : Médecin
« Les écoles de prépa privées ont-elles vraiment besoin de pub ? Cette déviance me paraît digne d'une école de commerce. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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