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Une infirmière libérale mise en examen pour une escroquerie d’un million

 11/10/2012
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Une infirmière libérale installée à Beuvrages (Nord) a été mise en examen mercredi pour escroquerie et blanchiment, ainsi que son compagnon, un animateur sportif du Douaisis, pour recel d’escroquerie. L’infirmière de 46 ans est soupçonnée d’avoir extorqué 1 million d’euros à la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) du Hainaut au cours des 3 dernières années, de 2009 à avril 2012.

L’organisme avait alors déposé plainte auprès du procureur de la République de Valenciennes, qui avait saisi la division financière de la police judiciaire de Lille et le Groupe d’intervention régional (GIR) Nord-Pas-de-Calais. Une seconde plainte était ensuite venue de la Carmi (régime de sécurité sociale des mineurs) pour des faits d’escroquerie à hauteur 200 000 euros. Les fraudes peuvent remonter à une période antérieure à 2009, mais en raison de la prescription, l’information judiciaire ne peut courir au-delà de 3 ans.

Fausses cotations et doubles cotations

L’infirmière libérale a reconnu de fausses cotations et des doubles cotations, qui portaient ses temps de visite à 37 heures par jour. Le couple dépensait l’argent extorqué dans des véhicules de luxe et de collection, et dans l’achat de vêtements et de bijoux. « Nous avons appréhendé un patrimoine assez conséquent » a confirmé la procureure de la République, Marie-Madeleine Alliot. Plusieurs perquisitions ont été menées au domicile du couple ainsi que dans d’autres appartements qu’il possédait.

Le juge des libertés et de la détention a refusé en revanche de placer l’infirmière et son conjoint sous mandat de dépôt, comme le souhaitait le parquet. « Les deux intéressés ont été placés sous contrôle judiciaire avec obligation de verser une caution. Nous avons relevé appel de la décision », a précisé Mme Alliot.

› C.G. (avec AFP)

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 12/10/2012 à 18h06
Profession : Pharmacie
« J'ai travaillé avec un laboratoire d'analyses médicales de la région toulousaine dont le gérant a également facturé de fausses cotations d'AMI pour plus de 600.000 euros sur 3 ans ! Le dossier étayé par des constats d'huissier a été remis au contrôle médical de l'Assurance-Maladie. Ce dossier malgré les preuves accablantes a été royalement enterré par l'Assurance-Maladie qui pouvait aisément récupérer ces indus plus les pénalités. La politique des petits copains... »
Le 11/10/2012 à 20h34
Profession : Infirmier
« Je suis infirmière libérale, nos honoraires sont cotés en AMI. La valeur de l'AMI étant actuellement de 3,15 euros. Il est inadmissible, que la une caisse primaire du Nord règle de telles sommes !!! Ce million d'euros ne sera jamais récupérer en indus. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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