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Un médecin québécois écope de 800 euros d’amende pour prescription illisible

 22/08/2012
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Cela pourrait-il arriver en France ? Outre-Atlantique, un médecin généraliste a été condamné lundi par le Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec à une forte amende, notamment pour avoir rédigé une prescription médicamenteuse et des notes manuscrites de dossiers médicaux illisibles.

Coupable de onze manquements à l’exercice de la médecine (dont le suivi d’une patiente), le médecin doit s’acquitter d’une amende totale de 7 000 dollars (5 600 euros), dont 1 000 dollars (800 euros) pour non-respect du règlement sur la tenue des dossiers. Autre peine infligée : une radiation de la profession pour quatre mois.

Au Québec, le conseil de discipline du Collège des médecins est un tribunal indépendant, composé d’un membre du barreau et de deux médecins. Son rôle est d’entendre toute plainte formulée à l’encontre d’un médecin et de veiller au respect de la législation professionnelle.

›A. B.-I.

 
Les Commentaires | 3 commentaires
 
Le 08/09/2012 à 09h11
« Bien écrire ne coûte rien, sinon du respect pour le malade, et aussi pour le pharmacien. L'un d'entre eux avait délivré Digoxine à 6 par jour, au lieu d'Angioxine... Je ne vous dis pas les dégâts. Allons, chers confrères, un petit effort quand il faut rédiger de sa propre main, l'ordinateur n'est pas la panacée, surtout quand il tombe en panne... »
Le 25/08/2012 à 03h24
« Et bien les français réflechissez bien avant de venir au Quebec. Délation, magouille, bureaucratie, aucun accès à son dossier, aucune défense, aucun recours, inquisition, élimination politique. Et pour écrire cela ,je risque de me retrouver au chômage. Ceci pourrait expliquer le très haut taux de suicide des médecins. » Dr Tremblay.
Le 24/08/2012 à 21h44
Profession : Médecin
« Ils n'ont pas d'ordinateur au Québec ? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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