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Un médecin grenoblois agressé pour refus de mention « NS »

 04/10/2012
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Un médecin généraliste de Grenoble a été victime de violences verbales et physiques de la part d’une patiente qui lui reprochait d’avoir refusé de porter la mention « non substituable » sur l’ensemble de l’ordonnance qu’il venait de rédiger à son intention. Selon le Dr Roger Bolliet, délégué régional Rhône-Alpes du syndicat MG France, « ce confrère a reçu des coups de parapluie de sa patiente qui l’a également insulté ». S’il ne souffre pas de séquelles physiques, le médecin est malgré tout invité par MG France à porter plainte contre sa patiente.

Le syndicat, qui réclame l’annulation immédiate du décret sur la prescription en non substituable, fait part de « la montée d’exaspération des médecins généralistes ». Selon MG France, « cette exaspération risque d’aboutir aux départs des plus anciens et à la non-installation des plus jeunes ».

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 4 commentaires
 
Le 13/10/2012 à 19h03
« Côtoyer les malades mentaux est notre lot. Exploiter cet incident, abusif. Mais judicieux. » DRMA 13700
Le 08/10/2012 à 13h40
Profession : Médecin
« Il faut faire de la proximité et se faire insulter en même temps. Merci madame la ministre. »
Le 04/10/2012 à 20h15
Profession : Médecin
« Nous voici retournés en primaire, à faire des lignes. Vous me copierez cent fois (par jour) "non substituable". Merci... mais je m'en vais... »
Le 04/10/2012 à 11h45
Profession : Médecin
« L'agression aurait concerné un agent de la SNCF, tous les autres auraient faire valoir leur "droit de retrait" en faisant en plus la une des médias Quand notre profession aura-t-elle enfin les "c.......s" pour se faire respecter? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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